Monster Magnet – Spine Of God

Label : SPV (2001)
Chroniqué par Laurent

Monster Magnet - Spine Of God

Il y a des petits plaisir dans la vie qu’on apprécie d’autant plus qu’on ne pouvait les planifier. Recevoir un album de « l’âge d’or » de Monster Magnet en 2006 peut sembler étrange, mais l’occasion n’en est que trop bonne de s’en remettre une couche derrière les oreilles, et de vous faire partager ce moment de bonheur par la même occase.

« Spine of God », donc, sans doute l’un des piliers de la discographie stoner de Monster Magnet (entérinons ensemble l’idée qu’il y a 2 discographies de Monster Magnet : le avant et le après-Powertrip), avec « Dopes to Infinity ». SPV a donc la bonne idée de redistribuer cette merveilleuse galette, agrémentée d’un morceau bonus ma foi fort sympathique, en la forme d’une version particulèrement aérienne du par ailleurs riffu et plannant « Ozium ». « Riffu et planant », tiens, voilà bien 2 adjectifs (OK, un néologisme et un adjectif) que j’accolerai volontiers à « Spine », tant le disque se pose, à sa sortie il y a 15 ans de cela (putain, ça nous rajeunit pas !) comme un précurseur du stoner. Bien avant Kyuss, QOTSA, Fu Manchu, et leurs collègues, Monster Magnet débarquait avec du fuzz incandescent sous la pédale, bardés de riffs, de vocaux chargés d’échos (et néanmoins péchus : Wyndorf a un timbre inévitable), des cymbales spatiales, pour se lancer dans des interprétations épiques de compos planantes à souhait.

« Spine » impose aussi une autre manière de penser la musique : même si les compos du disque ne sont pas toutes des hymnes que l’on chantonne à tue-tête sous la douche, ils incitent à envisager la musique différemment, comme un espace mental un peu particulier, qui permet à l’auditeur de ressentir et envisager la musique différemment. Et dans ce sens, évidemment, ça donnera du grain à moudre à tous les pourvoyeurs du cliché « stoner = fumeurs de moquette ». Avec « Spine », on comprend d’où vient ce postulat. Réducteur de nos jours, il apparaît comme une évidence en écoutant « Zodiac Lung » ou autres « Nod Scene ».

Mais on leur en veut pas, même si on voit dans quel état ça a mis le père Wyndorf (overdose il y a quelques semaines), car la musique est bonne.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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