Mos Generator – Abyssinia

Label : Listenable Records (2016)
Chroniqué par Flaux

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« Pourquoi changer une formule qui fonctionne ? », « C’est dans les vieux pots qu’on n’apprend pas à un singe à faire la grimace », « Mais qu’est-ce que t’as fais des tuyaux ? » car voici que déroule Abyssinia le nouveau Mos Generator édité chez Listenable Records et travaillé dans le même pétrin que son prédécesseur, « Electric Moutain Majesty ». Rien de neuf sous le soleil donc, on reste dans l’efficace et le ciselé, l’énergie rock et le savoir-faire (CtrlC/CtrlV) question saintes écritures et reliques 70s.

On se retrouve donc plongé dans un melting-pot d’influences un peu passéistes, un peu psychés, un peu pop (trop?) et finalement, difficilement acceptable et immersif. On traverse l’album de manière pataude et sans réel intérêt. Le trio joue son southern rock depuis 16 ans déjà et l’on sent l’envie de recherche et de s’amuser derrière chaque compo de l’album. Mais à trop vouloir faire on se retrouve avec un disque sans réelle identité. Connaissant les gonzes on ne peut douter de la sincérité de la démarche mais le compte n’y est pas.

A dire le vrai, le paysage actuel est tellement embourbé dans son revival 70s que sortir du lot n’est pas chose aisée. Reste qu’en recentrant le débat, Mos Generator pourrait avoir de sérieux arguments à faire valoir. Il suffit d’écouter le morceau de clôture « Outlander » pour s’en convaincre, ou le début de « There’s no return from nowhere ». A mon sens une volonté sombre et folk sied plus aux américains que leurs expérimentations acides et pop/psychées.

La facture technique de l’album est bonne, on est toujours attaché à la bonhomie du trio mais Abyssinia ne restera pas dans les annales. Une semi-déception donc quand on connaît les qualités du combo. On ne doute pas que ce dernier saura rebondir, ré-affirmant son identité en clarifiant le parti-pris de ses lignes esthétiques.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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