Motsus – Oumuamua

Label : Polder Records (2018)
Chroniqué par Sidney Résurrection

 

Refaire la promo d’un album pour une réédition de celui-ci n’est pas l’apanage des stars mondialement reconnues. Parfois un Petit Poucet et son label à l’accent jovial s’y attèlent. C’est le cas pour Motsus et Polder records avec le pressage en vinyle de leur premier EP, Oumuamua, sorti en CD en 2018 déjà.

On pourrait nager en plein paradoxe avec ce trio qui affiche sur l’artwork de son disque un satellite et débute sa première piste avec démarreur d’un camion. Il n’en est rien. Motsus se classe parmi ces groupes qui font du Stoner/doom bien carré.

Oumuamua est une galette instrumentale où les compositions reposent bien souvent sur les blasts des trois instrumentistes. Quand je dis bien souvent, il faut aller écouter « King And Queen » dont c’est le principal ressort, « Warm » le second titre qui joue la boucle et « Exploder (part I) » avec son riff de basse démoniaque pour confirmer la sentence.

Alors au final qu’à t-il de folichon cet album, me direz-vous? A vrai dire on finit l’écoute sans trop savoir. C’est clairement une chouette friandise que ce Motsus. La basse est métallique à souhait, la gratte joue des boucles aguicheuses et la batterie saupoudre le tout d’un peu de piment. Ça joue gras et lent dans un pur esprit doom mais sans en avoir l’air.

Pourtant sur disque policé Motsus sait surprendre, avec « Freddy » notamment, cette piste a un truc à elle et joue le rôle de fève dans la galette. Le ton y est juste et il y a fort à parier qu’en live elle risque de casser quelques nuques et de mettre certains en transe. « Hootchy Wootchy » ne sera pas en reste jouant l’engouement sur une simple frappe de cowbell en introduction et faisant virant ainsi toute objectivité de l’écoute pour la suite.

On aurait pu dire que Oumuamua n’était pas une réédition nécessaire si Motsus avait pu faire valoir sa place lors de sa première sortie. On louera donc l’effort de Polder Records et de Motsus qui permet d’épingler une étoile de plus à la galaxie desert rock.

Oumuamua by MOTSUS



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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