Orthodox – Amanecer En Puerta Oscura

Label : Alone Records (2007)
Chroniqué par Chris

Forts des critiques positives qui accueillirent ‘Gran Poder’ à sa sortie en deux-mille-six, la formation andalouse est de retour avec un nouvel opus qui pousse leur vice encore plus loin. Non-contents de persister dans un style plutôt difficile d’accès, le groupe y a ajouté quelques lignes de clarinette, de trompette et de contrebasse.
S’étalant sur une cinquantaine de minutes, les sept nouvelles compos qui garnissent cette plaque vont combler d’aise les fans de Boris et SunO))) et faire fuir les amateurs de rock plus traditionnel. On attaque dans le vif avec un titre très progressif intitulé ‘Con Sangre De Quien Te Ofenda’ qui s’inscrit quelque part entre le rock désertique de formations comme Ten East et les délires sous acides de groupes comme King Crimson. ‘Mesto, Rigido E Ceremoniale’ suit dans un style nettement plus abordable à première vue puisqu’il évolue dans un registre bien doom, mais quelques incursions dissonantes ayant plus à voir avec la musique expérimentale viennent désordonner cette plage pour lui donner un rendu un peu déconcertant.
On passe ensuite à un titre plus rock, Solemne Triduo’ qui, avec ses lignes de voix, nous offre quatre minutes de doom bien plombées. Deux brèves plages dispensables viennent faire le joint – une dans un style vent du désert, mais sans la reprise d’Ennio et la seconde à quelques encablures des œuvres écrites par le compositeur contemporain Dmitri Chostakovitch – avant le voyage résolument expérimental Templos’ qui évolue tout en légèreté avec ses touches de slide et de nappes synthétiques qui se posent avec volupté sur une ligne de basse entêtante.
Pour clore les hostilités, on assiste à un grand retour dans le doom bien couillu avec ‘Parte II. Apogeum’ qui est balancé avec force hargne : les guitares saturées graillent à fond, la basse attaque magistralement et les lignes vocales transpirent la rage. Un excellent titre bien brutal pour nous réconcilier avec un album quelque peu diffus.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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