Puny Human – Universal Freak Out

Label : Small Stone Records (2007)
Chroniqué par Laurent

Puny Human - Universal Freak Out

On les croyait disparus, morts pour la cause, mais il n’en est rien : Puny Human nous revient avec une galette bien burnée, de la trempe de ses deux torgnoles précédentes. Certes, le quatuor n’est pas vraiment un groupe « full time » : après quelques concerts ils se disloquent et déboulent quelques années plus tard une nouvelle galette sous le bras… pour notre plus grand bonheur !

Depuis leur dernier album, Iann Robinson (aussi connu comme VJ de MTV US !) a quitté les fûts, remplacé par un autre charpentier qui, non content de bastonner ses peaux à la massue comme un taré, déborde de groove, une composante essentielle du combo… mais pas la seule, car pour résumer, c’est dans son goût immodéré de la gratte cinglante et grassouillette que s’éclate Puny Human. Leur marque de fabrique est là : pondre des morceaux super catchy, totalement radicaux, avec une énergie toute punk (si, si ! Ecoutez « Up not out » ou « Northern Drawl » pour voir) baignée de riffs glaireux et de leads tranchants comme un sécateur rouillé.

Mais sous ces atours de gros camionneurs bedonnants, se cache un talent redoutable pour empaqueter des morceaux originaux, de ceux que l’on fredonne très rapidement en choeur avec l’album. Aucun ne se ressemble, et la surprise est toujours présente au détour de la touche « next » de la télécommande : les plages défilent sans temps mort, et on cogne du pied comme un malade. « The real Johnny Charm » dont le chant peut rappeler au choix Jello Biaffra ou Serj Tankian (et que dire du cameo électrisant de Danko Jones ?!), « The bus… » et « Planting my impatience » avec leurs intro superbes, « Number of the beauty » et son break boogiesant (marque de fabrique absolue du groupe), etc… Les titres défilent sans faiblir.

« Universal freak out » est sans doute l’album le plus mature de Puny Human, et à ce titre un excellent point d’entrée pour découvrir ce combo impeccable. Maintenant, si vous n’aimez pas la musique, je ne peux rien pour vous. Mais dans le cas contraire, cet album vous attend, la bave aux lèvres, prêt à en découdre.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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