Sasquatch – Maneuvers

Label : Mad Oak Records (2017)
Chroniqué par Stonerpope

Oyez, oyez, le Sasquatch vient de nouveau d’être repéré ! Nous ne parlons bien évidemment pas ici du légendaire homme-singe mais du trio californien, pourvoyeur de fuzz depuis maintenant plus de 13 ans, qui nous revient avec un cinquième album.

Premier changement : à l’instar d’un Led Zeppelin, le groupe abandonne l’incrémentation en guise de nom d’album. Exit donc le V ou le 5 : place à Maneuvers.

Deuxième changement : bye bye Rick Ferrante, batteur originel du combo. Et place à Craig Riggs, plus connu pour ses exploits vocaux au sein de Roadsaw que pour frapper des fûts ou des cymbales…

Troisième changement : fini Small Stone, label renommé et connu de tout stonerhead qui se respecte. C’est chez Mad Oak Records que sort ce cinquième opus. Mad Oak, label du Massachussetts lié au studio du même nom et appartenant à… Craig Riggs.

C’est donc un peu l’heure des grandes manœuvres (OK, je sors) pour un groupe crédité d’une solide réputation underground mais toujours resté un brin méconnu dans nos contrées (la faute à un manque cruel de tournées de ce côté-ci de l’Atlantique).

Le tonitruant « Rational Woman », qui ouvre ce Maneuvers, rassure immédiatement puisque, malgré tous les changements, Sasquatch conserve toujours un sens aiguisé du riff et déborde toujours autant de fuzz. Sans prétention, le trio enquille les bûches. Qu’ils soient baignés de fuzz (« Destroyer »), plus orientés hard rock  (« Bringing me Down»), ou agrémentés d’un Hammond (« Just Couldn’t Stand the weather »), chacun des huit titres de cet album (je ne compte pas « Lude » et sa poignée de secondes) démontre que les californiens sont de réelles pointures et mériteraient un succès plus franc.

D’autant que ce Maneuvers, contrairement à ses prédécesseurs, sort volontiers des sentiers « sasquatchiens » traditionnels pour s’aventurer vers des contrées un peu plus mélodiques, voire bluesy. « Just Couldn’t Stand The Weather » et « Drown All The Evidence », les deux titres « phares » de cet opus (et véritable colonne vertébrale du skeud) démontrent que Sasquatch parvient à se renouveler, à muter, à séduire, tout en restant fidèle au son Sasquatch tel que défini par le premier album du groupe. Le trio élargit donc son horizon, le même que tient en point de mire le pilote qui orne la pochette de l’abum.

L’air de rien, Sasquatch est au sommet de son art et accouche d’un album parfait… ou presque : la durée inférieure à 40 minutes laisse un arrière goût de trop peu.



Note de Desert-Rock :
   (8.5/10)

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