Sleep + Pharaoh Overlord au Bataclan le 8 octobre

Il est parfois important de rappeler en ces temps où la force stoner rock est troublée par l’arrivée de jeunes hippies considérant que Red Fang ou Kadavar sont l’an 1 du genre, que Sleep est un des piliers (des trois ou quatre piliers, selon si on ajoute Fu Manchu) du genre. Un indispensable, un indissociable, une légende vivante encore active et encore pertinente, ce qui n’est pas loin d’être unique. Le trio de San José a publié des albums essentiels, ayant poussé le genre jusqu’à ses ultimes retranchements avec Dopesmoker, une pièce si intense, si grandiose qu’il aura fallu attendre 18 ans entre son enregistrement et sa publication, le temps que les mœurs autorisent une telle chose. Et Sleep, groupe que l’on croyait disparu dans les limbes de l’éternité, ayant donné naissance à deux entités Némésis (OM et High On Fire) a fini par se reformer. Comme la plupart des groupes de l’époque me diriez vous ? Oui. Sauf que la pertinence de leur album The Sciences, publié en 2018 et la force émotionnelle de leurs concerts rappellent encore une fois que Sleep n’est pas « Comme les autres ». Mais que les autres n’existent seulement et uniquement parce que Sleep a un jour explosé les carcans de la musique sous accordée.

La première partie de ce concert est aussi immanquable, Sleep s’étant adjoint les services de Pharaoh Overlord, quintet suédois expérimental, presque robotique, ayant publié un ziliard d’albums depuis leur création en 2000 et ne se faisant que trop rare sur scène, endroit où pourtant ils excellent. Ceux présent lors de leur apparition au Roadburn 2011 peuvent en témoigner. Oublié des line up des DesertFest (même cette année à Anvers alors que Sleep y joue, ce qui constitue une sorte de scandale), Pharaoh Overlord foulera une scène française pour la première fois, et ce sera donc un moment d’histoire, dans une salle qui en est chargée.

Prenez vos places avant qu’il n’y en ait plus (ou que les mecs de Metallica les revendent plus cher au marché noir) ici : https://web.digitick.com/sleep-concert-le-bataclan-paris-08-octobre-2019-css5-myfavorite-pg101-ri6208771.html

Toutes les infos dans l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/274312573504334/



Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 


On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook