Sleep – Sleep’s Holy Mountain

Label : Earache (1993)
Chroniqué par Thomas

Sleep - Sleep s Holy Mountain

En 1993, on comptait les groupes de stoner sur les doigts d’une main, alors les crossover stoner/doom, pensez donc, ça n’était même pas venu à l’esprit (quoique je m’interroge sur le fait de réfléchir avant de composer le moindre morceau de musique) des musiciens des genres incriminés, hormis peut-être Cathedral qui sortait cette année-là son ‘Ethereal Mirror’ dont la participation à la création du style devait être bien involontaire.

Le quatuor de San Jose n’avait jamais caché que son but était de succéder à Black Sabbath, allant jusqu’à remercier les musiciens anglais dans les très courts remerciements de son premier album, ‘Volume One’ ou plagier la pochette du «’Volume 4′ sur celle de son 7 pouces ‘Volume 2’ (vous avez saisi là, je pense).

Soit disant enregistré comme démo par le chantre de la musique lourde Billy Anderson et publié tel quel par Earache, l’album Sleep’s Holy Mountain résume parfaitement l’esprit qui animaient Matt Pike, Chris Hakius et Al Cisneros. Complètement drogués, inspirés par leur fumette et l’heroic fantasy, ils nous livrent un rock à pattes d’eph métallique et complètement débridé, d’influences 70’s évidentes, outre Black Sabbath, comme leurs compatriotes californiens Blue Cheer et autres combos psychés (comment ne pas se mouiller héhé). La production a beau avoir faibli avec les années, grâce aux amplis Matamp utilisés (le groupe profite même de l’inner sleeve pour publier une annonce ‘recherche ampli Orange’), au grain et au terrible son immédiatement reconnaissable, leur son qui allait s’amplifier avec les années (monolithique ‘Dopesmoker’) reste l’une de leurs marques de fabrique et indiquait la voie à suivre.

Pièce maîtresse avec son successeur, ‘Sleep’s Holy Mountain’ nous livre les clés du groove ‘sleep-ien’, entre déhanchements sabbathiens, dérives psychédéliques hallucinées et propagande pro-marijuana. A vouloir être le Sabb’ à la place du Sabb’, ces gars se sont imposés comme un autre modèle du genre ; fort, très fort.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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