Sloth – The Voice Of God

Label : The Music Cartel (2000)
Chroniqué par Thomas

Sloth - The Voice Of God

Facile de résumer de disque, il se compose de tous les éléments assurant un bon disque de stoner/doom. Il représente à tel point la quintessence du genre qu’il fait partie de mon top 10 personnel depuis déjà moult années sans avoir perdu la moindre place, si cela peut servir de gage de qualité.

A ne pas confondre avec ses deux homologues américains, dont celui officiant dans un registre sludge à l’humour décalé façon Anal Cunt et responsable d’innombrables morceaux sur une montagne de supports divers et variés, ce Sloth anglais n’a sorti que cet unique album. Pour la petite histoire, il compte dans ses rangs le bassiste Will Palmer, co-gérant du label de Lee Dorrian (Cathedral), celui qui met les disques dans les colis que vous commandez chez eux. Il fit courir autrefois ses doigts boudinés sur son manche (de basse, voyons) pour le compte d’un obscur groupe doom du nom de Mourn.

Je parlais il y a un instant des qualités de The Voice Of God. Elles sont simples :
Ce groupe joue d’une façon ultra lourde. La production est dantesque, plombée et bourrée d’effets cosmiques totalement planants. Ces mecs jouent comme s’ils étaient le Sabb’. Ca riffouille comme aux grandes heures de Iommi et sa bande, entre gros morceaux avec une de ces patates, moments plus bluesy, voir carrément lysergiques, intervenant même un interlude instrumental où on frôle le génie en quelques misérables notes. La basse est caverneuse, la batterie survoltée et totalement claquante, les guitares plombent l’atmosphère avant de partir en grosses volutes fuzz, et la voix, qui va plutôt chercher ses influences du côté de l’école américaine( Trouble, St Vitus) que de celui d’Ozzy, colle parfaitement à l’ensemble. Une fois dans l’album, on n’a plus qu’une seule envie, se balancer en rythme.

Gros morceau que ce disque. On regrette une chose, une suite qui ne cesse d’être évoquée puis repoussée. En espérant qu’ils ont gardé la même verve musicale en 6 ans de silence discographique.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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