Sparzanza – Into The Sewers

Label : Water Dragon (2001)
Chroniqué par Brotherfab

Sparzanza - Into The Sewers

Le premier album de ces suédois, « Angels of vengeance », avait témoigné en son temps d’un talent certain permettant d’envisager l’avenir de cette formation sous les meilleurs auspices. Nous étions en droit d’espérer de grandes choses pour le disque suivant. Nous y voilà ! Il est des choses qui s’imposent comme des évidences. Ce disque est truffé de pépites. De « pép’hits » devrais-je dire. La qualité d’écriture du groupe s’est incontestablement affirmée. Au point de proposer un véritable enchaînement de tubes hard rock/stoner au refrains plus accrocheurs les uns que les autres. Proprement époustouflant. La progression du groupe le place désormais très haut dans l’échelle du genre. Dans le peloton de tête. Si ce n’est en première place. Le rythme est mené tambour battant, avec la plus belle des énergies, selon les préceptes de l’école scandinave comme en témoigne le sublime Kings on kerosene. Le son est excellent de part en part. Très heavy. Sans jamais être écrasant, pour ne pas perdre en dynamique. Ça bastonne méchamment. Simplement et efficacement. Les riffs sont imparables. Les solos, lumineux, sont délayés avec parcimonie. Le chant, superbe, ample et chaleureux, renvoie quelquefois aux intonations de Dan Kerzwick de Sixty Watt Shaman, notamment sur Euthanasia. Les chœurs, toujours judicieux, constituent une valeur ajoutée certaine que Sparzanza à plus que raison d’exploiter sur ce mode. En matière de Hard Rock avec un grand H et un grand R, ce disque est pour l’instant ce qui s’est fait de mieux au cours de l’année. Franchement brillant. Il contient tout ce que l’on peut attendre d’un grand groupe : de la vitalité et de l’inspiration. Prodigieux. Water Dragon a eu raison de miser sur ces lascars. Son travail de longue haleine a permis au groupe de gagner en maturité et à sa musique de prendre une sacrée envergure. Je serai cependant plus réservé quant à l’artwork de ce disque qui ne me semble avoir d’autre intérêt que d’attirer le regard. Heureusement le disque comprend deux vidéos live, ce qui compense très largement cette petite faute de goût.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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