Standarte – Stimmung

Label : Black Widow (1998)
Chroniqué par Brotherfab

Standarte - Stimmung

Encore l’Italie. Dieu que ce pays est beau. Dieu qu’il produit des groupes magnifiques. Si pour Francesco Rosi le Christ s’est arrêté à Eboli, il est certain qu’il a béni Pise, ville d’où sont originaires les membres de Standarte. Ce troisième album du groupe est un pur chef d’œuvre. Je m’explique. Considérons que le hard rock old school, courant Deep Purple, Gomorrha, Atomic Rooster, se soit éteint dans sa forme la plus stimulante à la moitié des seventies et qu’il ait fini par ressusciter au milieu des années 90 pour atteindre la situation que l’on connaît actuellement (qui justifie l’existence de ces colonnes). Si l’on accepte ce postulat, nous observons donc un intervalle d’une bonne vingtaine d’années, qui n’a jamais été comblé selon moi. C’est précisément cet espace qu’occupe « Stimmung ». Ce qui donne, au regard de tout ce qui a été dit, une dimension théologique autant qu’historique et anthropologique à ce groupe. Il constitue à lui seul le chaînon manquant d’une certaine histoire du hard rock. Il est précisément ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. Sa quintessence même. C’est dire le rôle fondamental de ce disque. Ceux qui redoutent les vocalises suraiguës d’un Ian Gillan n’ont pas de crainte à avoir. La voix du chanteur-batteur Daniele Caputo, gorgée de chaleur et de soleil fait oublier l’ami Gillan sans le moindre effort. Là où Deep Purple pouvait quelquefois se perdre dans des élucubrations pompeuses dues à leurs velléités symphoniques, Standarte construit des morceaux impeccablement profilés. Des morceaux d’aujourd’hui qui sonnent comme hier. Plombés, nerveux et racés, quasi-constamment accompagnés des superbes mélodies d’orgue Hammond et d’un piano, Standarte se débarrasse allègrement d’un certain maniérisme propre à certain groupes des 70’s qui effraient encore certains jeunes fans de stoner rock qui ont du mal à se décentrer des productions actuelles pour aller sonder les origines. Standarte nous propose donc en quelque sorte un disque œcuménique. Il est évident que si la Chapelle Sixtine était musique, elle serait Standarte. Ce groupe est divin. Ne laissons pas le Vatican les béatifier avant nous.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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