Startruckers – Southern Sessions #4

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Chroniqué par Ain’t One

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Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien. Sorti en mars 2014 ce 4ème EP au compteur des Startruckers il en fait du bien. Qu’il est doux de sentir le fuzz chaud du soleil du sud sur notre peau, le sable du désert entre nos orteils à force de taper du pied. Sobrement intitulé Southern Sessions #4, faisant suite aux #1, #2 et #3 tous trois parus en 2011, il aura donc fallu un peu de temps pour que ce petit dernier nous parvienne. Mais la route parcourue, les kilomètres engrangés, les pneus usés jusqu’à la corde depuis, on bonifiait le truck des Raphaëlois.

Plus lourd, plus profond, avec un groove moins débridé mais plus maîtrisé, les compos comme le groupe on prit de la bouteille et ça se sent. Ca sent la transpiration imbibée de bourbon made in southern-rock, ça sent la couenne grillée au desert-rock et nouvelle sensation olfactive plus prononcée que précédemment : le grunge boueux des 90’s. Un savant mix d’influences, une belle identité, qui s’affirme dès l’intro tout en basse de « Deserter » et sa progression toute cylindrée dehors.

La qualité de composition fait écho à la qualité d’interprétation. Les 6-cordes se passent les riffs et les solos savamment posés sur une section rythmique groovy à souhait. Il y a de la rondeur dans ces échanges basse/batterie et les grattes trouvent là l’espace nécessaire à des interventions plus tranchantes à l’occasion. Le chant ne dépareille pas au milieu de tout cela. Au contraire bien incorporée dans le mix, la voix est maîtrisée, posée sur des lignes justes qui se permettent envolées mais sans sur-jouer. Au terme des trois titres pour moins de 17 minutes, on se meurt de ne pas en entendre plus. Chaque morceau creusant son propre sillon dans la moisson de hit des Startruckers.

Ils ont repoussé leurs limites, peaufiné leurs arrangements, s’offrant des passages tantôt plus bluesy, tantôt avec guitare sèche. Il s’en passe des choses sous le capot.  Il ne reste qu’à nous offrir un premier album pour transformer les essais. Il est en approche, souhaitons rapidement.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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