Sun Gods In Exile – Black Light White Lines

Label : Small Stone Records (2009)
Chroniqué par Laurent

Sun Gods In Exile - Black Light White Lines

Sun God In Exile aurait pu n’être qu’un énième combo de hard rock couillu doté d’un sobriquet pas vraiment emballant. Au lieu de ça, le dernier fleuront de l’écurie Small Stone se révèle rapidement un chantre du « no bullshit » rock ‘n’ roll : hard rock graveleux joué pied au plancher, chant rocailleux à souhait, montagnes de riffs saignants…Tout est là, les bases d’un hard rock stonerien quintessentiel sont posées dès les premiers titres et ça ne débande plus pendant les 10 plages de la galette. Le quatuor américain, formé en 2008 (!!) enchaîne les petites perles, baignées d’un son de gratte pas trop gras (rock !), d’une rythmique groovy à souhait (« The Gripper », « Rise up », la basse saturée de « Black Magic ») et surtout, un goût du solo remarquable, avec un positionnement tout à fait assumé d’un guitariste soliste qui vient sans arrêt vitaliser les riffs de son collègue rythmique : ce choix musical, que l’on pourrait juger désuet (c’est quand la dernière fois que vous avez entendu un vrai soliste sur un disque ces dernières années ? – dans un disque de rock, j’entends !), sonne rapidement comme un choix jouissif pour l’auditeur. En complément, les vocaux de Adam Hitchcock, éraillés par des litres de whisky bas de gamme consommés dans l’ensemble des rades miteux de la côte Est, portent ces titres dans une dimension particulièrement plaisante. Les mid tempo sont un peu moins enthousiasmants (le morceau titre) mais même sans appuyer sur le champignon, le groupe sait nous ressortir des ambiances que ne renierait pas un Lynrd Skynyrd 2ème génération (l’intro de « Hellwell », la deuxième section de « 495 », montagne de soli épiques portés par une rythmique rock exaltée).

Recommandé à tout amateur de gros rock grassouillet et bien burné, SGIE nous laisse espérer avec ce premier disque une carrière à suivre de très près. L’écoute d’une traite de cet album est équivalente à une overdose de rock ‘n’ roll par injection auditive. Sauf que devenir addict à ce type de drogue est un signe de bonne santé mentale…

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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