Surya Kris Peters – There’s Light in the Distance

Label : Electric Magic (2024)
Chroniqué par Flaux

Christian Peters est un homme prolifique. Il suffit de constater le nombre de ses sorties, que ce soit sous le nom de Fuzz Sagrado, Soulitude ou bien Surya Kris Peters, pour se rendre compte de l’imagination débordante du bonhomme. On le connaît bien sûr pour avoir tenu de guitare et main de maître le merveilleux trio qu’était Samsara Blues Experiment (yummy yummy que ce Long Distance Trip, on vous conseille de vous y replonger). Le six cordiste n’avait pas son pareil pour nous plonger dans des états de transe à force de moults solis et autres cavalcades de manche.

Que penser donc de son projet Surya Kris Peters et de ce nouvel album, There’s Light in the Distance ? Oubliez la force du feu-power trio et de ses jams bluesy à souhait, Peters nous invite ici à un voyage plus proche d’une BO de John Carpenter que d’un jam avec Cream.

On est saisi dès l’amorce par un arpégiateur lointain et le synthétique de la production. Les paysages post-apocalyptiques défilent à mesure que l’autoradio de la Dodge rouillée et cabossée déverse les vignettes sonores mâtinées de guitares à la réverbération toute 80s et l’acide des synthétiseurs. Pas totalement synthwave mais plus franchement rock, les compositions étonnent et peuvent aisément rebuter pour qui s’attendrait au Peters du Blues Experiment. Non, Surya Kris Peters pose des ambiances par strates simples plus qu’il ne parle au travers de sa guitare. Une fois le constat accepté et pour qui se prendrait au jeu, on peut tout à fait se laisser porter par les dix compositions jalonnant ce road-trip à mi-chemin entre les guitares testostéronées de Harold Faltermeyer et les expérimentations électroniques des néerlandais de Kong.

Reste un projet surprenant, ne correspondant plus aux canons développés par notre webzine, mais porté par un artiste touchant et riche de sa capacité à explorer et se ré-inventer. Un objet de curiosité qui pourrait piquer l’envie des moins obtus d’entre-nous.


 

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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