The Midnight Ghost Train – Buffalo

Label : Karate Body Records (2012)
Chroniqué par Laurent

The Midnight Ghost Train - Buffalo

Après une série de prestations live qui ont laissé quelques traces ces derniers mois, la réputation de The Midnight Ghost Train a pris un méchant coup d’accélérateur. Encore sous l’effet du coup de batte de baseball qu’on s’est ramassé en pleine nuque lors de leur concert au Up In Smoke 2013, on a foncé au merch rafler leur discographie, dont leur dernier album ici présenté, « Buffalo ».

Le premier contact vinylique nous remet immédiatement dans le bain, et ça c’est bien : par le truchement de l’intro instrumentale « A passing moment of darkness », moins de deux minutes suffisent à nous rappeler le torrent de ferveur guitaristique qui fait la force du trio : un son de guitare et basse saturés à mort, gras au possible, un truc craspec à un point qu’on se sent sales après deux écoutes consécutives. Avec « Henry », le second titre, le paysage musical est complètement dressé avec l’apport des vocaux gutturaux se Steve Moss (que je m’abstiendrai de qualifier plus avant : je vous laisse constituer vous-même une phrase-gimmick ou jeux de mots avec les mots clés « voix de gorge » et « glaireux »). Et là, on est bien dedans. Tout ceci est chaud, torride, roboratif… Mais court ! A peine trente minutes, c’est un peu léger… Pour autant, on n’a pas le sentiment de « manquer », car en huit titres (sept en réalité, en considérant le blues vocal « Cotton Fields » un peu hors scope), le spectre musical du combo est bien couvert : les rythmes peuvent varier, les passages plus groovy et aériens (« Tom’s trip » lancinant et planant) alternent avec les assauts les plus rageurs (« Into the fray », le parfois kyussien « Spacefaze »)… Ne mentons pas, donc, on en a quand même pour notre argent. On pourrait même (attention, réserve) trouver l’ensemble un peu redondant au bout de quelques écoutes consécutives… Sans doute un signe lorsque ça arrive que le moment est venu de retrouver nos trois freluquets sur une scène, où leurs pleins pouvoirs se révèlent.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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