The Texas Chainsaw Dust Lovers – Film Noir

Label : (2017)
Chroniqué par Flaux

Les enfants du siècle.

The Texas Chainsaw Dust Lovers a toujours eu l’âme généreuse et la gonade conquérante. Ses précédentes livraisons ont toujours cherché à s’affranchir du carcan stoner dans lequel on les catalogue bien trop facilement. Et dire que « Film Noir », le nouvel opus, cherche à s’en dépêtre définitivement est un euphémisme.

Pourquoi « les enfants du siècle » en ouverture de texte ? Tout simplement parce que le quatuor est un rejeton des 90s et qu’aujourd’hui plus qu’avant il s’en revendique fièrement et ouvertement.
On traverse une galette à la production léchée en pensant Urge Overkill, Muse, Queens of the Stone Age pour les idées de riffs et la patine du son proposé. Les fantômes de Manson et Zombie sont aussi convoqués à travers la théâtralité de la voix et de ses intentions.

Les Nantaisiens (Mi-Nantais devant, mi-Parisien derrière) charpentent encore l’édifice avec quelques routines élaborées depuis (fulgurance red fangienne, ambiances western spaghettis) mais élargissent considérablement le champs de leurs influences n’hésitant pas à rendre hommage au sax solo des années 50s puis de passer à de l’ambiant 60s déviante. A lire ce pot pourri de styles on pourrait aisément se retrouver en présence d’un album indigeste, d’une grosse galette dégueulasse au beurre salé trop présent. Pourtant si on lit cet album au travers d’un prisme cinématographique, on trouverait cohérent et logique de voir se succéder sur les marches au tapis couleur sable chaud,  des Frères Cohen, du Tarantino, du Zemekis, du Soderbergh.

Reste, peut-être, que ce nouvel album de The Texas Chainsaw Dust Lovers sera le dernier à être chroniqué en nos lignes. Tout simplement parce que le combo ne fait pas du stoner, ou n’en fait plus. Peut-être même n’en a t’il jamais fait ? Non, nous sommes en présence d’un groupe de rock tout simplement. Et un putain de bon même, méritant une reconnaissance plus ample que celle que notre petite confrérie peut lui offrir. « Film Noir » est excellent album. Ecoutez-le. Point.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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