Thumlock – Lunar Mountain Sunrise

Label : High Beam (1999)
Chroniqué par Brotherfab

Thumlock - Lunar Mountain Sunrise

Le stoner rock a manifestement essaimé dans tous les pays industrialisés. Voici le premier groupe australien du genre qui parvient à mes oreilles. Ça commence fort avec une intro psychédélique au synthé dont le riff se colle immédiatement dans la cervelle. Puis arrivent les guitares et la batterie avant que le chanteur ne lâche un « yeah ». On se dit que ça y est, l’Australie est à nouveau une superpuissance du rock’n’roll après AC/DC et Rose Tattoo. Et puis ils virent à tribord. Pas que ce soit désagréable, mais bon sang, quand on tient un riff comme celui de l’intro on y touche plus, bon sang ! On reste bloqué dessus et on creuse le sillon, merde. Le deuxième morceau est un instrumental. Plutôt pas mal, avec des changements de rythmes fréquents plus ou moins heureux. On embraye sur « The Ornithopter » toujours truffé de breaks et de changements de rythmes. Vous me direz ils ont le temps, les morceaux font tous plus de cinq minutes. Une fois que les plans sont installés on se dit que c’est plutôt pas mal. Ce qui pêche tient au fil conducteur relativement instable qui relie chaque plan à l’autre. Arrive le quatrième morceau, « Jaspers Brush », et là badaboum. La claque. Tout cool. Tout coule. Le chant a fini d’agacer et finit par envoûter. Le thème s’énerve puis se calme. C’est à cet instant seulement qu’on se prend à s’imaginer au volant d’une décapotable en route vers Alice Springs. Le désert se fait chaud. Le ciel se dégage. Limpide. On retrouve un peu l’esprit des Mary My Hope, génial et éphémère groupe anglais ayant sorti un seul album (à ma connaissance) en 89. Et le disque se poursuit dans cette veine. Le titre qui donne son nom à l’album le clôt également très élégamment. Plus aérienne, plus pop, plus fluide, la seconde moitié de ce disque donne à penser que ce groupe, s’il parvient à épurer un tant soi peu ses idées, est promis à un bel avenir.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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