C’est déjà le quatrième album des portugais de Travo, et le premier seulement qui parvient à nos oreilles. Essentiellement actifs scéniquement dans leur pays ou en Espagne (notons quelques percées européennes sporadiques), et accompagnés jusqu’ici par des labels locaux aux moyens de diffusion limités, ce genre de groupes ne dispose pas des moyens d’une large promotion, raison pour laquelle il nous semble utile de vous recommander de leur prêter attention.
Le quatuor propose un psych rock TRES énergique, et il est difficile de ne pas les comparer aux productions les plus énervées de Slift – ça fixe un repère. Ça joue vite, y’a de l’énergie à revendre, et le groupe injecte des rasades de garage rock à son savant mélange (les grattes de « Sleeper », miam !), ce qui les distingue aussi du « tout venant ».
On n’est pas non plus dans le cliché du pied au plancher non stop, à l’image du très mellow « Way Down », qui commence comme une bluette mélodique cotonneuse, pour culminer sur une séquence plus structurée, presque grandiloquente.
La plupart des titres est néanmoins assez rapide, et le groupe toujours en recherche du meilleur équilibre énergie / mélodie / groove (et spoiler : ils trouvent très souvent le bon équilibre !), à l’image du rageur « Burial » en intro ou de l’incroyable « Wasteland », qui vous tient par la main et ne vous lâche plus jusqu’à avoir fait plusieurs tours de montagnes-russes…
Vous aurez compris par vous-même que l’écoute et l’obtention de ce disque sont encouragés pour tous les amateurs d’un rock psyche énergique, où les décharges de fuzz viennent emmitoufler les soli à la wah-wah, pour des injections de shots space rock vertigineux. Très efficace, et très bien fait.
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