UNCLE ACID & THE DEADBEATS + SPIDERS – 20/10/2015 – Lyon/Feyzin (L’Epicerie Moderne)

Chronique de

Sans titre-1

Un mardi soir d’octobre comme les autres sur Lyon, à ceci prêt que Tonton Acide est en ville, accompagné de son orchestre aux Temps Morts et d’Araignées dans ses bagages. Enfin en ville, en banlieue plutôt, L’Epicerie Moderne ayant cet inconvénient d’être assez excentrée du centre de la ville des lumières.

De manière assez étonnante et malgré une tournée en adéquation avec son rang et la qualité de son nouvel album, « The Night Creeper », Uncle Acid figurait aux abonnés absents des affiches des festivals d’automne sur lesquelles il eut pourtant été plus qu’à sa place. Hasards du calendrier ou négociations avortées en hauts lieux, cela ne nous regarde pas…

Quoiqu’il en soit, cette première visite en terres rhodaniennes  de Kevin et ses acolytes se sera fait attendre. Étant donné le CV étoffé qu’ils peuvent se targuer d’avoir à proposer, il parait même incongru que les anglais ne soient pas encore passés dans le coin.

Spiders est en charge de chauffer la sono. On peut dire que ces suédois, qui viennent nous présenter leur nouveau EP, ont pour le moins le vent en poupe puisqu’après cette tournée de 34 dates ils s’embarqueront pour les USA avec, excusez du peu, leur compatriotes de Graveyard. Classe, sur le papier ça présente bien. Sur les planches, où on ne peut pas tricher, on a droit à un rock un peu stoner, un peu psyché par moment, avec une chanteuse qui danse et qui tambourine. Évidemment le parallèle avec un certain Blues Pills sera inévitable, et bien réel. La demoiselle a beau se démener à l’aide de son bel organe (vocal), d’une jovialité et d’une implication sincère à chaque instant, il deviendra rapidement assez vite difficile de trouver le petit plus dont le groupe aurait besoin pour se démarquer de ses influences, aussi bonnes soient-elles. Musicalement les gars font leur boulot honnêtement, légèrement handicapés par un mix brouillon et déséquilibré, sympatoche en somme mais hautement téléphoné, un téléphone avec cadran rond et fil tortillé. Espérons que le néanmoins fort agréable revival 70’s ne se morde pas déjà la queue même si forcément il va être compliqué à réinventer…

Autant dire qu’on change de cour de récréation avec la tête d’affiche du soir. Malgré un public bizarrement attentiste mais attentif, les Tontons vont assurer leur statut en phase avec un rendu sonore, comme souvent dans cette salle, d’excellente facture. A l’instar du travail de mixage sur les albums, la grosse caisse n’est pas sur-dosée comme il est (trop ?) souvent proposé, comme une sorte de coutume, à nos fragiles mais avides esgourdes. Le modernisme de l’équipement  du lieu n’empêche donc pas la patte « vintage », chère au groupe, de rester de mise. Bien sûr les amplis et manches d’époque sont aussi de la partie, renforçant cette sensation de flash-back musical. Progrès depuis leur apparition remarquée au Hellfest il y a deux ans et même si elles étaient déjà largement correctes, les lignes de chant, marque de fabrique pour le moins exigeante du quatuor, sont désormais parfaitement assurées et équilibrées, à deux voire à trois. On sent qu’un line-up enfin à peu près stable et constitué d’excellent musiciens a du aider à développer cette cohésion qui fait plaisir à voir et à écouter. Ajoutez à ça un jeu de lumières sobre mais travaillé en fonction des ambiances des morceaux et vous obtenez un show maîtrisé de mains, doigts et voix de maîtres.

Quand on a aisément de quoi piocher dans une discographie fournie et haut de gamme, on peut se payer le luxe de proposer à l’audience une set-list aux allures de best-of, compilant les tubes attendus et presque devenus inévitables (« Mind Control », « 13 Candles » et un toujours jouissif « I’ll Cut You Down » en tête) avec tout de même une grande partie allouée au dernier bébé, dont les chansons passent comme on pouvait s’en douter le cap de la scène avec le brio qu’on commence à connaître. Mention toute spéciale à ce « Melody Lane » lancinant et entêtant.

Et bien, pour un début de tournée l’ensemble est déjà sacrément bien rodé, et il serait très intéressant d’assister à l’une des dernières dates de celle-ci, histoire de voir si le groupe a encore une marge de progression et confirmer qu’il est en passe de devenir un très grand, un incontournable de notre ère. A bientôt Tonton.



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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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