Sasquatch – III

Label : Small Stone Records (2010)
Chroniqué par Laurent

Sasquatch - III

L’évolution musicale entre le précédent album de Sasquatch et celui-ci est à l’image de l’effort fourni pour lui trouver un titre (pour rappel, le précédent s’appelait « II »). Mais dès les premières écoutes, une chose est claire : on s’en contrefout de l’évolution. Sasquatch, avec cette nouvelle galette, défouraille comme jamais.

Evoluant toujours dans un très épais stoner bien heavy, le trio ricain écrase tout sur son passage. Amateurs de riffs souffreteux et de vocaux éthérés de rock indé à deux balles, partez en courant, ici pas de place pour les tafioles. Dès « Get out of here » tout est limpide : gros riff gras du bide, basse ronflante, et refrain définitif que l’on entonne à gorge déployée dès la deuxième écoute de l’album. Imparable, le ton est donné. Sans débander, le tout aussi impeccable « Took me away » (doté de superbes soli de Ed Mundell, en visite entre deux tournées de Monster Magnet), sur un tempo moins enlevé, se révèle tout aussi accrocheur. On tient le fil rouge de l’album : qualité des compos, superbement ficelées et efficaces. Cela ne signifie pas qu’il puisse exister une once d’ennui, car le groupe ne se répète pas pour autant : tempi changeants, lignes de guitare travaillées (lead et rythmique), rythmiques tour à tour super heavy (« Get out of here »), proche du doom (« Queen »), limites blues (« Soul shaker »), sautillantes (« Walkin’ Shoes »), groovy (« No more time »), et même limite indus (??) parfois (le couplet de « New disguise », promis !).

Sasquatch porte une certaine idée du stoner qui nous fait plaisir et que nous encourageons : cette idée que les chansons peuvent être parfaitement structurées, les riffs solides taillés à la serpe, les musiciens doués, et tout ça sans forcément donner une impression de musicos sous acides qui font tourner le même riff pendant 10 minutes en collant 3 coups de cymbales chaque minute. Sasquatch joue fort mais net, sans bavure. Les amplis crachent, les soli fusent, le chant crie, mais juste comme il faut. En tout cas c’est la formule pour vouloir le réécouter encore une fois dès qu’on arrive à la fin de la galette. Et ça le fait à chaque fois…

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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