Alabama Thunderpussy – River City Revival

Label : Man’s Ruin Records (1999)
Chroniqué par Laurent

Alabama Thunderpussy - River City Revival

Mon premier contact avec Alabama Thunderpussy a été laborieux, je dois le reconnaître, et c’est donc avec d’autant plus de force que j’invite les plus grand amateurs de bonne musique à faire « l’effort » nécessaire pour les apprécier comme ils le méritent.Je me suis donc mis à écouter River City Revival un peu « forcé », pour me préparer à les voir en concert en 2001, et les interviewer… Leur connection au stoner, à l’époque, ne me semblait pas évidente (hormis leur filiation à Man’s Ruin). Le chant est violent, les guitares surpuissantes… Les premières écoutes furent donc surprenantes, mais petit à petit j’ai commencé à « voir » (Allelujah mes frères !). Ces riffs qui « tournent » sans fin, ces plages instrumentales enlevées, cette basse groovy… Et les chansons de cet album ont commencé à me paraître familières : les compositions sont complexes (ah si, écoutez bien, ce sont de vrais bons musiciens !) et pourtant accrocheuses. Le chant de Throckmorton (un peu en retrait dans le mix, pour mieux mettre en avant l’armée de guitares, voir « Mosquito ») manquait peut-être encore à l’époque de diversité, mais transpire la puissance, la chaleur et la sincérité. Le duo de guitaristes est remarquable, enchaîne rythmiques, soli, passages « aériens » (acoustiques ou pas) avec aisance et efficacité…Au moment de choisir un morceau « emblématique », marquant, on est un peu ennuyé : l’album est d’une homogénéité remarquable, montrant encore plus l’image d’un groupe à l’identité affirmée. On peut parler de « Dryspell » (sans doute le plus puissant) ou encore de « Own worst enemy » (sans doute la plus « stoner »…), mais franchement, cet album ne débande pas du début à la fin ! A noter la sympathique reprise de « Rockin’ is my business » des excellents Four Horsemen (les vrais, pas Metallica !). Leur meilleur album à ce jour est certainement Staring At The Divine (à mon goût), mais River City Revival est assurément l’album de la révélation. Il se doit donc de figurer dans toute discothèque qui se respecte…

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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