Fatso Jetson – Flames For All

Label : Man’s Ruin Records (1998)
Chroniqué par Laurent

Fatso Jetson - Flames For All

Après 2 albums sur un obscur label, Frank Kozic se réveille et signe Fatso Jetson sur son label, le défunt Man’s Ruin, lui offrant au passage un trépied vers une plus grande reconnaissance, au moins de la part des aficionados… Le groupe des cousins Lalli ne manque pas cette occasion, et délivre un skeud de toute beauté, en intégrant pour l’occasion un quatrième larron : Gary Arce, pour rajouter des grattes.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Fatso Jetson, la première écoute (et les 5 suivantes, en fait) est pour le moins déstabilisante : des chansons étrangement (dé)structurées, des parties de lead guitares décalées, des rythmiques lancinantes, un chant étonnant…

Mais passé ce cap, le plaisir prend le pas, et l’on comprend pourquoi Fatso Jetson garde cette auréole de groupe mythique dans le Palm Desert (le groupe reste vénéré par la plupart des musiciens de la région, il y a bien une raison…).

On peut donc dans un second temps apprécier comme ils le méritent ces morceaux : parfois plutôt lents, ambiancés, ils peuvent s’emballer au détour d’un break improbable (une sorte de groupe de jazz stoner…) et proposer un solo imparable mais complètement décalé. Le morceau titre de l’album en est un superbe exemple : articulé autour de couplets aux rythmiques dissonantes, la chanson s’emballe soudain en un refrain frénétique, et se conclut étrangement après un pont musical totalement décalé. « Let’s clone » est un autre grand moment de l’album, avec son « lick » de guitare entêtant et sa rythmique tribale limite hypnotique… Incroyable aussi la doublette « Graffiti in space » / « Deaf conductor », morceaux totalement instrumentaux, et pour autant excitants de bout en bout, épiques par moments…

Bref, que du plaisir. Si vous ne connaissez pas Fatso Jetson, je vous encourage à vous y plonger SERIEUSEMENT pour en apprécier toute la finesse…

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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