A Thousand Knives Of Fire – The Last Train to Scornsville

Label : Small Stone Records (2008)
Chroniqué par Laurent

A Thousand Knives Of Fire - The Last Train to Scornsville

Tandis que les Halfway To Gone se sont mis en mode sommeil pour quelques mois, Lee STuart, ne tenant plus en place, a saisi sa gratte et son pote Bob Pantella (batteur de Raging Slab et Monster Magnet, excusez du peu !) par le cou, et a monté un side project délicieux avec quelques invités triés sur le volet. Le résultat est graisseux comme un skeud de HTG, avec les relents boogiesants sudisto-rawkesques propres à leurs potes de Five Horse Johnson ou encore… Raging Slab !

Sous ce vernis glaireux comme on l’aime, on aurait en revanche apprécié un peu plus de « tension », de cohésion de l’ensemble. On a le sentiment que les zicos sont là pour se faire plaisir, certes (et c’est communicatif), et ils explorent, ils explorent… peut-être un peu trop ! Ca démarre en trombe avec un rugissant « One Eyed Jack », puis avec « Leeds County Devil », totalement boogiesant, mélanges de Solarized et de Halfway To Gone. On passe par le très Slab-ien « Nothing’s left for free », jusqu’au morceau-titre de l’album, excellemment heavy, somptueusement doté d’interventions d’harmonica brûlantes. Puis, subrepticement, le virage est pris pour une progression sludgesque, voire doomesque par moments sur les derniers titres. Le sommet du pachydermique est atteint avec le lancinant « Hold your nose », qui, même s’il est parfois déchiré de leads chaleureux, évolue pataudement dans les basses fréquences. On pense alors à un mélange sournois de Bongzilla et de Down, un mix qui apparaît heureux, mais qui s’avère un peu trop déstabilisant.

A Thousand Knives Of Fire (ouf !) apparaît donc avec cette première galette comme un groupe intéressant, original, une sorte de groupe nordiste jouant de la musique sudiste un peu dans tous les sens. La démarche surprend ou séduit, mais ne laisse pas indifférent.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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