Alabama Thunderpussy, Suplecs, Dixie Witch, 6 & 7 juin 2001, San Francisco et Oakland, USA

Chronique de

Alabama Thunder Pussy n’est pas uniquement le groupe qui a le nom le plus fun de la planète, ce sont aussi des vrais guerriers de la route : cette tournée aux parfums du Sud-Est des USA compte une trentaine de concerts… sans le moindre soir de repos ! Coup de bol, on a l’occasion de les voir au cours des premières dates, et ils sont en forme les bougres !

Le premier groupe, Dixie Witch, un trio, met tout le monde d’accord sans faire de fioritures : leur batteur, un technicien incroyable dont le style de jeu peut s’apparenter à celui d’un jazzman qui martèle violemment ses toms comme si sa vie en dépendait, est aussi le chanteur du groupe, et leur musique, expérimentale mais carrée, une sorte de rock sudiste presque progressif teinté de metal et de stoner, est jouissive… On attend impatiemment leur première vraie sortie vinylique.

Les suivent sur scène les Suplecs, encore un groupe du Sud-Est des USA (un accent à couper au couteau), et son heavy rock plombé teinté de passages boogie excellents. Le gratteux de Dixie Witch monte sur scène avec eux pour un morceau final chargé d’impros et de soli à tomber par terre.

Puis vient le tour d’Alabama Thunderpussy, qui finit de terrasser l’assemblée : encore plus metal que leurs prédécesseurs, les texans peuvent être apparentés à une sorte de mélange entre le boogie-rock sudiste de ZZ Top avec une petite touche de Pantera pour la violence des riffs et quelques nuances hard core pour le chant violent du chanteur. Evidemment, c’est un pur régal, car les chansons sont excellentes. En plus, les groupes partagent une vraie entente (ils se balancent des vannes entre la salle et la scène), mais leur plaisir de jouer est évident. Alors quand en plus la musique est excellente, on prend son pied, tout simplement. Une brochette de groupes à surveiller de très près !

Laurent



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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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