Backwoods Payback – Momantha

Label : Small Stone Records (2011)
Chroniqué par Laurent

Backwoods Payback - Momantha

Small Stone nous a encore sorti de derrière les fagots un combo atypique comme on les aime. Tout droit issus de Pennsylvanie, ce quatuor de gros rednecks mal défraîchis (dont une charmante bassiste que, par galanterie au moins, on ne fera pas rentrer sous ce qualificatif) propose un disque franchement original. Globalement, le groupe trouve sans peine sa place au sein du catalogue Small Stone : gros riffs qui défouraillent, cordes vocales houblonnées, murs de grattes éhontément saturées… Le canevas de départ est bien là. On aurait pu s’en tenir là qu’on aurait déjà été content. Mais Backwoods Payback va plus loin et larve ses titres d’arrangements tout à fait surprenants. Prenez l’excellent « Flight Pony », construit sur un riff bien groovy, il part dans le refrain sur des accents qui rappelleront aux initiés le hardcore typique de Life Of Agony période « River Runs Red », idem pour le son de gratte du couplet de « Knock wood » ou « Velcro ». Bluffant ! Quelques souvenirs du début de carrière hardcore de Mike Cummings, probablement, subtilement incorporés à sa production actuelle. Les titres s’enchaînent et ont tous un petit quelque chose qui les fait rester en mémoire, ce petit truc que cherchent bon nombre de groupes… Sur « Timegrinder » c’est l’alternance couplet « thrash metal » / refrain mélodique (faut oser) qui amène à une fin de morceau de pur doom. Sur « Parting words » c’est une seconde moitié du morceau qui l’emmène de touches heavy vers des passages plus ambiancés limite doom. Sur « Lord Chesterfield », c’est un refrain bien rentre-dedans qui vient bousculer un couplet lent et groovy. Sur « Poncho » c’est un couplet complètement étrange, décalé, enivrant.

Même si le descriptif ci-dessus laisse penser que l’on se trouve devant un combo qui se cherche musicalement, il n’en est rien : le groupe évolue dans un cadre de gros metal stoner, blindé de passages alternant gentiment entre le gros stoner un peu gras, le sludge pas trop crade, et le doom… Ce disque, qui peut sonner un peu « rêche » au premier abord, se révèle finalement très intéressant, pour qui garde un esprit ouvert.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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