Black Charger – Small Town

Label : Broken Music / Clostridium Records (2025)
Chroniqué par Laurent

Dans les dizaines d’albums de toutes (plate)formes, toutes origines, tous styles, reçus au fil d’une semaine, mois, année… on trouve des disques d’ambition ou d’originalités différentes. Dans cette marée de sorties, Blackcharger a retenu notre attention, alors qu’il n’avait a priori « rien pour lui » : ce premier album pour les natifs de l’âpre Osnabrück ne paye pas de mine, ne bénéficie pas de support prestigieux et puissant, pas de guest pompeux… rien d’autre qu’une musique séduisante, sincère et une certaine humilité dans l’intention.

C’est le son qui séduit en premier, cette guitare fuzzée aux limites de l’outrance qui fait tant de bien aux oreilles de l’amateur de stoner, qui vient graisser vos tympans dès l’intro de « Liquor Store ». Si vous voulez votre dose rapide, on vous orientera par exemple sur le morceau titre « Small Town », dont la guitare arrive presque au niveau de saturation fuzzée d’un The Midnight Ghost Train. Se reposant sur une basse ronde et saturée, les compos développent un groove particulièrement enthousiasmant.

On pense à Slomosa (« Sound Outside », « Walk with Me ») ici ou là, à Fu Manchu bien sûr, mais aussi 1000Mods, les premiers QOTSA (« Liquor Store »), etc… Le trio ne devrait pas s’offusquer de cette liste de références à la Prévert, d’autant plus que jamais ils ne tombent dans le plagiat ou l’influence un peu trop envahissante. Ils mènent leur barque et  délivrent une belle poignée de pépites catchy sans se prendre la tête, envoutant les stoner heads à grands coups de riffs et de groove turgescent. On vous laisse prendre votre dose avec « Super Ego » ci-dessous ou autres « Snakedance ».

Small Town n’est pas parfait : certains titres sont moins efficaces que d’autres, le chant mériterait un peu plus de travail pour tirer les compos encore plus vers le haut… Mais on revient à ce disque comme une petite gourmandise de plaisir coupable.

 




Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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