Black Elephant – Cosmic Blues

Label : Small Stone Records (2018)
Chroniqué par Alex

Après Spaghetti Cowboy et Biufolchi Inside sortis respectivement en 2012 et 2014, le quatuor de Savona en Italie signe cette année chez Small Stone Records pour sa troisième production. Une pièce au carrefour du blues, du psychédélisme et du heavy rock bien stoner intitulée Cosmic Blues.

Tout d’abord, les sept titres de l’album affichent une diversité certaine. Déjà dans la taille des morceaux ­– de 1 min 43 pour les pièces de groove métallique et froidement électrique comme « Chase Me » à plus de 7 minutes pour d’autres comme « Helter Skelter » ou « Baby Eroina » . Ensuite dans l’écriture de ces derniers. On navigue de grosses rythmiques groovy à souhait et toutes grésillantes à de franches séquences de jams déchaînés avec solo de guitare aux accents space rock. « Baby Eroina » en incarne le probant exemple, et dans cet ordre précis.

Là-dessus, la voix d’Alex Barbanera (qui joue aussi la guitare), vient agrémenter le tableau. Un chant puissant et ultra saturé à la limite du cri qui, bien que relativement peu présent, apporte une énergie supplémentaire ; une sensation d’effort qui intensifie encore la musique.

Une intensité illustrée dans « Cosmic Blues For Solitary Moose » par le reste des instruments. Une rythmique lourde et entêtante d’Il Colonnello et de Dany Kastigo mise en relief par une guitare aérienne qu’il sera impossible d’écouter sans secouer la tête.

De manière générale, cet album sait agiter, et son apparence décousue n’est qu’une façade. Que vous soyez un fervent afficionado de morceaux puissants habités de soli à la pelle ou bien de sons plus bluesy agrémentés d’une voix tout ce qui existe de plus fiévreux, on ne saurait vous recommander davantage ce subtil mélange qu’est Cosmic Blues.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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