Black Mountain – In The Future

Label : Jagjagwar (2008)
Chroniqué par Laurent

Black Mountain - In The Future

Black Mountain est un groupe qui a fait son chemin dans l’underground et a vite touché un large public (quelques premières parties de renom à son actif notamment), tout en traînant une tenace réputation de groupe « stoner dans l’âme », fermement ancré dans les 70’s. Il n’en fallait pas plus pour aiguiller ma curiosité…

Ce qui surprend aux premières écoutes c’est la prod’ : un son élaboré et dense, des arrangements aux petits oignons, choeurs, claviers… Typique de ces groupes nord américains (Black Mountain est canadien) se réclamant du hard rock 70s, assumant totalement la grandiloquence du genre. Un très bon point. Qui plus est, ce soin apporté à la prod’ donne au groupe une aura vraiment inédite, et donc une écoute attentive.

Arrive donc ensuite le second effet kiss cool : la qualité des compos. Ce disque profond, riche, recelle de vraies perles qu’on ne se lasse pas de réécouter. La difficulté tient à définir le genre dans lequel évolue le combo : certains morceaux sont riffus comme un bon vieux disque Small Stone, les sons de guitares sont secs et vicieux, mais le morceau se dote de passages aériens aux choeurs etherés, baignés de clavier, généralement du plus bel effet (« Stormy High », « Tyrants »). D’autres titres en revanche sont un peu trop mous à mon goût (« Angels », la seconde moitié de « Tyrants », ode bucolique étrange, ou encore « Stay free », « Bright lights »…), ou simplement de moindre qualité. Mais globalement on est forcément séduit par la virtuosité de compos comme l’envoûtant « Wucan » ou « Queens will play », surtout lorsque se mèlent en osmose les chants masculin et féminin (audacieuse sur le papier, cette spécificité fait ici mouche).

Au final, il manque quand même un peu de cohérence et d’homogénéité pour faire de ce « In the future » un album référentiel. De même, trop de titres moyens figurent dans le track listing… Toutefois, sa qualité au dessus de la moyenne et son originalité devraient faire mouche chez la plupart d’entre vous.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook