Blackfire Revelation (The) – Gold And Guns On 51

Label : Southern Reconstruct (2005)
Chroniqué par Laurent

Blackfire Revelation (The) - Gold And Guns On 51

Il y a de ces albums venus de nulle part, à la destinée incertaine, qui croisent notre chemin par hasard. The Blackfire Revelation est de ceux-là. Cet EP célèbre dans un rituel quasi orgiaque le début d’un groupe déja marquant. BFR est un duo, déjà c’est remarquable. Un batteur et un gratteux-bassiste-chanteur (pas de basse en live). Et musicalement, vous faites pas d’illusion, BFR est aux White Stripes ce que le bedonnant camionneur craspec gueulard est au puceau pré-pubère. Un truc bien gras, qui colle aux doigts, un truc un peu glauque et rageur.John Fields éructe comme s’il était à 100 mètres de son pied de micro, tandis que Hank Haney défracte ses peaux et ses cymbales pour emballer des rythmes aussi lancinants que fourre-tout, bordéliques comme du jazz sous ecsta, mais puissants comme une ruade de pachyderme.Au niveau compos, ça fait chaud au cœur. C’est rauque, poisseux comme tant de groupes de la Nouvelle-Orléans (la NOLA, d’AVANT l’inondation, of course), ville bénie du Dieu rock’n’roll, où nos lascars ont passé 4 longues journées de leur vie à enregistrer cette galette. Avec un ingé son, mais pas de producteur. DIY or die. Un son rocailleux, donc, avec les micros posés à même la peau dela grosse caisse et le white noise des amplis en background pendant les passages plus tranquilles.Les compos sont de tempo assez lents, aux structures rock bien marquées : de bonnes intro bien fracassantes, des riffs qui défourraillent, des couplets-refrains bien construits enrobés de breaks généralement bien sentis, entre le solo instrumental et le maintien en tension juste comme il faut.On va pas y passer des heures, surtout que cette première giclée de chansons dure moins d’une demi-heure. Mais bon, on est quand même forcé au constat. BFR est déjà grand. Poisseux, hargneux, lent mais vif, BFR est un groupe à surveiller. Et ce premier EP sera le CD à propos duquel on dira plus tard « ouais, moi The Blackfire Revelation », je les écoutais déjà en 2005″.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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