Blood Ceremony – The Old Ways Remain

Label : Rise Above Records (2023)
Chroniqué par Laurent

Il y a de ces groupes que l’on sait excellents, que l’on aime depuis longtemps, mais qui ont emprunté des chemins musicaux qui les ont éloignés de nos préoccupations premières. C’est le cas de Blood Ceremony, un groupe dont on est bien conscients du potentiel et du talent, mais qui a adopté depuis quelques années un virage assez clair qui l’ancre profondément dans le sillon musical des groupes de rock folk/prog 70’s.

Plein d’espoir (pas trop, en vrai), on s’est donc jeté sur cette galette pour tirer le constat au bout de 3 ou 4 titres que non, on pouvait toujours rêver, le groupe ne revenait pas à ses racines rock doomesques old school et s’enfonçait au contraire dans ce penchant pour les bluettes aériennes, à grands renforts de guitare en son clair, de flute traversière, de cuivres discrets et de tambourin.

Que vient donc faire ce disque dans nos pages ? En réalité, le disque a tourné sur nos platines, tourné, tourné… et il s’y est gentiment installé. S’il fallait une preuve du profond talent de ce groupe, il faut la trouver ici, dans cette capacité à composer des titres fluides, riches mélodiquement et absolument mémorables. On vous conseille de vous jeter sur le redoutable « Eugenie » pour en faire la preuve : après une seule écoute vous pourrez l’entonner à nouveau à loisir. Les « Lolly Willows » et autres « The Bonfires at Belloc Coombe » et son refrain folk (attention, de légères traces de saturation pourraient se cacher discrètement sur le couplet de ce titre) arrivent pas loin derrière en terme de titres bien accrocheurs et mémorables.

On clôture donc par un bilan tout à fait factuel : si vous cherchez la saturation, le fuzz et le gras, évitez ce disque comme la peste. Si vous cherchez un disque plus aérien, tour à tour enjoué et mélancolique, au top en terme d’aboutissement mélodique, à l’écriture fine et en parfait alignement avec les productions 70’s (un chef d’œuvre d’authenticité/d’intégrité), ce disque pourrait vous plaire.



Note de Desert-Rock :
   (7,5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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