Cancervo – 1

Label : Electric Valley Records (2021)
Chroniqué par Laurent

Les groupes italiens ne manquent pas de labels pour accueillir leurs productions : Argonauta, Heavy Psych, Go Down, Electric Valley… C’est chez ces derniers que ce trio bergamasque a choisi de proposer son premier album, judicieusement intitulé 1 (après 3 mois de brainstorming avec l’équipe marketing…).

Le groupe propose six titres d’une musique complètement instrumentale. Forcément, les noms des cadors du genre nous viennent à l’esprit, à raison : car même si pour une fois l’ombre de Karma To Burn n’est pas trop présente, on entend ici ou là des plans dans l’esprit de My Sleeping Karma, Monkey 3, The Machine… en plus gras toutefois, mais sans plagiat en tous les cas, loin s’en faut. Si un point commun devait être trouvé en revanche avec ces autres fleurons du heavy rock instrumental, c’est sur le travail mélodique : Cancervo a bien muri sa machine à riffs, et structure l’essentiel de ses titres sur 2 ou 3 riffs et lignes mélodiques fortes (voir le morceau titre, « Aralalta » ou encore « Darco »), qu’ils savent faire tourner, avec bon sens toutefois (pas trop de fioritures, les titres tournent autour de 6-7 minutes). A noter un plan bien WTF avec une reprise du « Swlabr » de Cream… qui ne ressemble pas du tout à l’originale ! Forcément le rythme est divisé par 3 au moins, mais par ailleurs, bon courage pour retrouver la ligne mélodique quelque part…

Globalement, les tempi sont lents et lourds, et ce son de guitare souvent bien gras les amènerait presque en terres doom si de nombreuses sections plus aériennes en son clair ne venait tirer le tout vers des sentiers moins bien balisés. Petit point faible à noter : la production n’est pas au niveau de l’ensemble, quelques écoutes attentives (au casque notamment) laissent une impression de manque de puissance dans la mise en son du disque. Ces gars-là auraient bien besoin d’un producteur.

Mais pour le reste, ce premier effort des italiens est annonciateur de choses très intéressantes pour l’avenir, et le disque devrait permettre notamment aux amateurs des groupes sus-cités de passer un bon moment.

 




Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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