Colour Haze – In Her Garden

Label : Elektrohasch Records (2017)
Chroniqué par Flaux

In her Garden est le 13ème opus de Colour Haze et peu de groupes peuvent se targuer d’une telle discographie indissociable, bien sûr, d’une longévité à toute épreuve. Des hauts, des bas, de la qualité lumineuse mais aussi du paluchage en règle, le groupe a forcément goûté et offert toutes sortes d’impressions à son auditoire énamouré.

Cependant, on ne demande plus aux allemands de la nouveauté ou une ré-écriture du saint riff et de ses onze commandements fuzzés. A vrai dire, on attend plus d’eux de réelles histoires, inscrites dans un canevas bien troussé et aux entournures définies. Le savoir-faire narratif de la troupe est bien connu, fonctionne t-il seulement sur ce nouvel album ?

Pas gagné à l’écoute du premier vrai titre « Black Lily », blues lourdingue à la voix forcée, sans réelle avancée et aux guitares peu inspirées. On s’y ennuie ferme, on regarde la durée de l’album et on lève les yeux au ciel. C’est dur, je sais, mais vraiment, même après plusieures écoutes, cette entrée en matière n’est pas la bonne. Elle fausse la perception que l’on pourrait avoir de la musique à venir et il faut vraiment passer outre pour profiter du son qui vient ensuite.

Car oui, le trio démontre par la suite qu’il est toujours ce conteur délicat, au phrasé inspiré et à l’idée multiple. Sous l’arc naturaliste, développé par les titres, « Magnolia », « Arboles », « Lotus »,… appuyé par l’artwork  de la pochette (qu’ils ne pouvaient de toute façon pas faire plus simple et hideux que le dernier en date), Colour Haze tricote un entrelacs de notes en une mixture dont eux seuls ont le secret. A l’instar d’une planche botanique, le diable se cache dans les détails et In Her Garden n’en manque pas. L’histoire se déroule donc sous nos oreilles attentives, contant anecdotes cuivrées, péripéties transitoires, rebondissements rythmiques et autres césures toutes de groove vêtues. Perdez-vous donc dans « Labyrinthe » et vous comprendrez pourquoi Colour Haze mettra toujours un paquet de puceaux à l’amende. Les Allemands ont su recentrer le débat et se perdent moins en route que par leur récent passé. Et ce, pour notre plus grand plaisir.

In Her Garden est donc un bon cru du domaine Colour Haze. Après une mise en bouche un peu rude, le vin s’aère pour laisser place aux notes fruitées, à une chaleur sucrée qui parcourt le corps avec frissons et envie. Il accompagnera idéalement votre été, calé entre pétanque, sandale et barbecue. A placer idéalement entre un Causa Sui et un Sungrazer pour plus de sensations.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



Alors que l'été ne pointe pas encore le bout de son nez, c'est déjà le moment de se ruer sur vos billets pour le désormais incontournableWestillal Westill, haut lieu du stoner automnal français. www.facebook.com/share/p/1CAUcNvoqg/C’est parti. La billetterie du Westill 2026 est officiellement ouverte. ⚡🎟️ Rendez-vous dès maintenant sur westill.fr pour prendre vos pass.Et pour la suite… les premiers noms arrivent très prochainement 👀🤘 Grosses bises ! 🤘 #maximecamus

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook


Ca fait combien de temps qu'un groupe a proposé HUIT dates en France ? C'est Dirty Sound Magnetund Magnet, et leur tournée commence dans 10 jours, alors faites leur honneur et encouragez la prise de Garmonbozia Inc.bozia Inc. qui a monté la tournée !Bordeaux, première ville à afficher complet pour la tournée de Dirty Sound Magnet, qui débute dans 2 semaines !

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook