Suplecs – Wrestlin’ With My Lady Friend

Label : Man’s Ruin Records (2000)
Chroniqué par Brotherfab

Suplecs - Wrestlin With My Lady Friend

« Chérie, je répète ce soir et après-demain. Ce week-end je suis pas là, on a des concerts. Me réveille pas en allant au boulot lundi matin, j’ai besoin d’être en forme, on enregistre mardi. Je t’avais dit que je partais pendant quinze jours en studio, non ? ». Voilà résumée la douloureuse histoire des musiciens qui ont réalisé ce disque. Une histoire assez ordinaire pour des musiciens ordinaires qui cohabitent avec une personne du sexe opposé, voire du même sexe. Sauf que là, il s’agit d’anciens membres d’Eyehategod. Qu’on a du mal à imaginer en gens ordinaires. Donc même ces bûcherons là rencontrent des problèmes de couple, qui, comme ils le disent assez justement, tient de la lutte. Au final, ils nous livrent un superbe album ancré dans le quotidien le plus brut de leur vie de cinglés de la Nouvelle-Orléans. C’est gras, c’est lourd, c’est noir, c’est moite. Ça sent vraiment la transpiration des aisselles mêlée à celle des doigts de pieds, sans être grunge pour autant, attention ! A moins que ça ne sente la vase. Ça ne se passe pas au même endroit, mais les images qui me viennent à l’esprit sont celles du film Délivrance. Une ambiance très malsaine accentuée par des passages décalés, quelquefois jazzy, assez oppressants. Du bayou power rock qu’ils appellent ça. Ça me va. La métaphore adhère très bien à la sueur. Les riffs des Suplecs n’ont plus grand chose à voir avec ceux d’Eyehategod. Tout cela est bien plus rock’n’roll à la seventies. Toutefois, il est indéniable qu’ils ont gardé ce goût pour les rythmiques sévèrement plombées. L’impitoyable laminoir s’est fait un peu plus fin, plus aéré (légèrement). En fait les Suplecs sont comme des alligators. Ils glissent dans les eaux saumâtres et opaques du bas Mississipi, toujours prêts à mordre. S’ils vous chopent, ça fait très mal.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook