Corrosion Of Conformity – In The Arms Of God

Label : Sanctuary (2005)
Chroniqué par Laurent

Corrosion Of Conformity - In The Arms Of God

Mon Dieu… Si je m’attendais… Le dernier album de COC est violent, brutal, aventureux, couillu… Et pourtant j’adore COC, mais leur virage plus « gentillet » (tout est relatif) abordé avec le pourtant excellent « America’s Volume Dealer » ne pouvait pas laiser présager un tel revirement de situation. COC est revenu énervé. TRES énervé.

Première écoute de l’album : « bon sang, mais qu’est-ce qui leur est arrivé ? Pourquoi Pepper hurle-t-il ainsi ? ».

Seconde écoute, passé le premier choc : « mais bon sang, COC s’est mis au stoner ?? »

Et dès la 3ème écoute, on se prend déja à chantonner plusieurs chansons, déja engrammées dans nos petites cervelles…

Enfin, regagnons nos esprits, et parlons un peu de cet album. Le 1er titre « Stone breakers » porte bien son nom, tant les frappes de Stanton Moore (qui remplace Reed Mullin : pas en mieux, mais il s’en tire pas trop mal) martellent des caillases imaginaires que finissent d’entâmer des riffs massifs et incisifs. A propos de riff, on comprend bien vite le titre du morceau suivant, « Paranoid Opioid », hommage (à peine) caché au grand Sabbath Noir : ce riff (simple et accrocheur) et ce son de gratte, le père Iommi ne les renierait pas… On passe ensuite à « Is it that way » (oui, celle qui figurait surla compil stoner « High Volume », un peu remaniée ici) qui, avec sa rythmique lente et sa basse ronflante, rappelle quelques bons morceaux de doom (si si !). Hallucinant. Enchaîne ensuite un « Dirty hands empty pockets » absolument épique, et « Rise River Rise » au lick de guitare absolument infectieux, tendance orientale, une vraie réussite… Et hop, en 5 chansons, COC nous montre son potentiel en terme d’originalité et d’appropriation de genres qu’il met à sa sauce sans pour autant opérer de grand écart malheureux. Black Sab, Led Zep, Voivod, ZZ Top, Down, les sonorités passent et disparaissent sans jamais que l’on ne reconnaisse la « touche COC ».

« Never turns to more », le morceau suivant, est du COC plus « classique » (tendance « gros metal qui tâche » quand même…), au même titre que « Infinite War » (avec Mike Dean au chant !) ou « World on fire » (un morceau que le groupe proposait déja sur la version japonaise de « America’s volume dealer », ré-enregistré ici). On dirait ensuite que le jeune Ozzy (pas le légume actuel) chante sur « Backslider » ou « Crown of thorns ». Le tout se conclue par un « In the arms of God » qui commence par un tonnerre de batterie pour devenir un furieux baroud heavy.

Les musiciens sont fidèles au rendez-vous, Keenan confirme sa main-mise sur le groupe, avec des vocaux reconnaissables entre mille, et débitant les riffs avec une aisance remarquable, bien épaulé de Woody Weatherman, qui se fend occasionnellement de quelques soli somptueux de feeling (on dirait Billy Gibbons sur le solo de « Dirty hands… » !!). Mike Dean reste un bassiste génial, s’illustrant de manière remarquable par exemple sur l’intro groovy de « Dirty Hands… ».

Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : après une semaine d’écoute à peine, In The Arms Of God est en train de remonter, dans mon estime, aux niveaux atteints par Wiseblood et Deliverance. C’est pas peu dire. Probablement le meilleur album de COC, et assurément l’une des meilleures sorties de cette année jusqu’ici. A se procurer sans la moindre hésitation.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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