Cowboys & Aliens – Finis Temporum

Label : Polder records (2026)
Chroniqué par Laurent

A chaque fois c’est pareil, avec Cowboys & Aliens : ils se mettent en hibernation plus ou moins prolongée, on les oublie, ils reviennent sans prévenir, on s’attend à un album de « redite » et… on tombe à nouveau dans le panneau ! Les vicieux belges remettent donc le couvert après… trente ans de carrière ! Une carrière faite de beaucoup de bas (une pause d’une demi-douzaine d’années quand même en milieu de carrière) et de peu de « hauts », finalement, le quatuor belge n’ayant jamais rencontré un succès énorme, malgré ses évidentes qualité. Depuis plusieurs années désormais, ils sont supportés par le dynamique label belge Polder Records (ce Finis Temporum, leur septième disque, est leur troisième dans cette écurie), et proposent un nouvel album tous les trois ans environ – malheureusement peu défendus sur les planches, en général.

Finis Temporum donc, est un album qui, à ce stade de leur discographie, n’a plus rien à prouver, mais une réputation à défendre. Sans pression particulière, la formation brugeoise livre l’essentiel, et pas plus : six chansons pour 32 minutes au compteur, ça fait quand même un peu léger, mais on s’en satisfera.

Au niveau du style, on reste dans la veine musicale développée par le groupe depuis le début du siècle, avec un stoner metal costaud, en droite lignée de cette vague de groupes de stoner scandinaves qui, à l’époque, ne faisaient pas partie du segment un peu plus « psyche », notamment du côté des formations germaniques ou méditerranéennes. Du gros riff, des grosses guitares, des rythmiques en béton, et la messe est dite. Le travail de John Pollentier à la guitare, tout seul pour assurer ce riffing massue (« Rabbit Hole », « Vengeance of the Weird »…) et ces leads impeccables (plein de soli tous bienvenus et jamais tape-à-l’œil), est remarquable et essentiel à la musicalité du groupe. Le chant de Henk est l’autre élément clé qui distingue le groupe (les formations qui choisissent un chanteur dédié – non guitariste par exemple – le font généralement pour une bonne raison, et Cowboys & Aliens en est une excellente illustration).

En six chansons, on ne s’ennuie jamais : que ce soit en tempo rapide (« Rabbit Hole »), ou en mid-tempo (« Icy Grip », « Ordinary Bliss »), le quatuor dispense sa recette-maison sans jamais se répéter, avec des titres bien travaillés, en mode basique/efficace ou avec parfois plus d’audace, à l’image du long (plus de huit minutes) et aventureux « Asteroid Blast », qui mêle séquences psych (à grands renforts de riffs à la Wah wah) à des sections plus dynamiques, pour un final qui, sans jamais exagérer, vient vraiment apporter un beau relief à ce titre, et clôturer de belle manière la galette.

Un peu court toutefois, Finis Temporum se déguste d’une traite sans jamais ennuyer. Cette nouvelle rondelle n’est pas forcément l’acmé de leur carrière discographique, et ne prétendra peut-être pas au podium des meilleurs disques de l’année, mais présente une facette très positive du groupe, un groupe bien vivant et toujours inspiré, qui se fait manifestement toujours plaisir, et en propose à nouveau beaucoup à ses auditeurs.

 




Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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