Deep Valley Blues – III

Label : The Swamp records (2021)
Chroniqué par Laurent

Les italiens sont déchaînés ces derniers mois ! Bien aidés notamment par une palanquée de labels autochtones (même si la présente galette sort sur un obscur label US), les formations transalpines de stoner de toutes engeances émergent un peu dans tous les sens, et squattent une bonne part des sorties chaque mois. Pour la plupart toutefois, ces groupes ne restent pas longtemps dans les mémoires. Deep Valley Blues fera-t-il partie de la minorité remarquable de cette cohorte ?

Les premières écoutes nous permettent de baliser le terrain de jeu du groupe du jeune quatuor calabrais, à savoir un stoner nerveux et groovy, ne manquant pas de charme à première vue. La séduction opère si bien que l’on se prend à enchaîner les écoutes avec un certain plaisir un peu coupable, un peu régressif aussi. On se laisse vite happer par le groove implacable de « Bronco Buster » ou de « Mally’O Mucy », et les riffs de « Smokey Mountain Woods », « Epitaph » ou « Pills of Darkness ». La recette du plaisir auditif est finalement assez simple quand on y réfléchit… Le chant glaireux de Giando Sestito vient efficacement compléter une musique tout de même largement instrumentale, rappelant parfois – toutes proportions gardées – quelques joutes vocales de Neil Fallon sur les passages un peu « scandés ».

Le bien nommé III (information pour ceux qui glandent au fond de la classe : il s’agit du troisième album du groupe…) se révèle au final être un disque rafraîchissant et très bien exécuté, bien confortable dans un genre pourtant largement balisé depuis maintenant plus de deux décennies – preuve si nécessaire qu’il reste des choses à faire et à dire dans le genre, sans pour autant tourner en rond. Il n’y a aucune raison de reprocher un quelconque manque d’originalité à Deep Valley Blues (qui laisse intuiter son intention musicale jusque dans son sobriquet) : les gars se font plaisir, et régalent à l’occasion tous les amateurs d’un stoner efficace et bien fait.

 




Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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