Duster 69 – Ride The Silver Horses

Label : Daredevil Records (2004)
Chroniqué par Laurent

Duster 69 - Ride The Silver Horses

Le premier contact avec Duster 69, c’est un peu comme la mère d’une jeune fille de bonne famille qui rencontre son gendre pour la 1ère fois, et que ce dernier lui rôte au visage et vômit sa bière sur les tapis XIXème. Une agression, quelque chose de gras et de vulgaire, mais finalement débridé et jouissif.C’est l’effet que fait « Deep Down » en intro de l’album, où Lucki Schmidt crache ses tripes dans le micro pendant 3min30, soutenu par la guitare du père Jochen, acérée comme une lame de rasoir émoussée. Le reste de l’album est de cette trempe, avec des vraies prises de risque en terme de compo (Surprise : ya pas que du bourrin !). La mélodie est au rendez-vous, et l’accent est mis sur les compos (ça sent les chansons éprouvées et testées dans tous les sens dans le moindre bar et le moindre bout de scène de la région…), si bien que pour un premier véritable album, on a vraiment la sensation de se retrouver devant du travail de pro.Le genre abordé, difficile à décrire, ça part vraiment dans tous les sens ! Une sorte de croisement entre Motörhead et les premiers albums des Hellacopters ou de backyard Babies : une attitude rock n roll pied au plancher, un gros son bien gras, et une petite dose de hard rock « à l’allemande »… Le tout est vraiment bien gaulé, le son est nickel, les musiciens assurent super bien, et puis la voix de Lucki tient la baraque : il a une véritable identité vocale, ce qui est bien trop rare finalement chez plein d’autres groupes !Bref, un album très agréable à écouter (un peu moins pour vos voisins !), il y a des chansons pour toutes les humeurs, mais surtout les bonnes : les titres sont essentiellement rageurs et rapides, et mettent la pêche ! Pas prétentieux pour deux sous, mais naïf et frondeur comme on les aime. Que demander de plus à un album de nos jours ? Pour les fine-bouches, il y a aussi une vidéo pour « Deep Down » sur le CD, très sympa !

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook