Dwellers – Good Morning Harakiri

Label : Small Stone Records (2012)
Chroniqué par Laurent

Dwellers - Good Morning Harakiri

Le « Tales » du groupe Iota, sorti lui aussi sur Small Stone, il y a quelques années, avait été une excellente découverte. Avec la disparition discrète du groupe, ne nous reste plus à nous mettre sous la dent que Dwellers, le nouveau combo de son leader, le chanteur-guitariste Joey Toscano. Il y a quelques mois sortait donc ce « Good morning Harakiri », premier LP de ce trio composé de Toscano et de deux potes issus d’un obscur combo de doom US. Evidemment, et c’est rassurant en soi, on retrouve bien la voix subtilement ravagée de Toscano tout au long de ce disque, même si elle ne se tire pas la part du lion, les parties chantées étant minoritaires par rapport aux nombreux passages instrus, soli, jams, etc… Concernant le genre musical, on est toujours bien en contrées stoner, avec des jams blues-psyche un peu plus développées que Iota (voir les 10 minutes du lancinant « Vultures » et sa clôture sous forme de jam instrumentale aérienne, ou encore de l’épique « Old honey »). Les autres titres sont virulents, rêches, colériques, fiévreux… Fait saillant, la production de l’ensemble propose un traitement du son assez couillu : probablement pour mettre en avant la qualité intrinsèque des compos, la mise en son est particulièrement homogène d’un titre à l’autre. Basse ronde et juste assez saturée, gratte fuzzée bien comme il faut sur les soli, chant un peu distant… Impeccable.

Au final, ce disque manque peut-être un peu de « coefficient catchy » pour sortir la tête de la mêlée : comparé à d’autres sorties 2012 (dont certaines de leurs confrères d’écurie, Small Stone), le groupe manque d’un élément marquant, de caractéristiques qui feront qu’on l’écoute en boucle inexorablement. Ne nous méprenons pas, ce disque s’écoute avec un plaisir non feint, ses compos sont efficaces et accrocheuses, mais au bout d’une demi-douzaine d’écoutes, on a le sentiment d’en avoir fait le tour. Néanmoins, la qualité du combo et son assertivité musicale me donnent envie d’entendre leurs futures productions, car on sent un très gros potentiel à travers ce, quand même, très bon disque.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook