El Thule – Zenit

Label : Go Down Records (2012)
Chroniqué par Laurent

El Thule - Zenit

« Green Magic », leur précédente livraison, nous avait pas mal emballé, et montrait une évolution assez fulgurante pour le trio italien. Leur versant stoner rock était enfin assumé et explosait au grand jour sur les sillons vinyliques. Il leur aura fallu presque 5 ans pour qu’ils se décident à lui donner une suite… mais il ne m’aura fallu que 5 minutes pour arracher le cellophane du disque et jeter la galette dans le lecteur CD !

Première surprise : le chant… en italien ! Niveau exotisme et originalité, ça le fait bien ! Après ce premier sourire, on entame une écoute plus attentive de la galette. Passées quelques écoutes, le constat général est sans équivoque : les chiens ne font pas des chats… et à ce titre, « Zenit » s’inscrit désormais dans la droite lignée tracée par bon nombre de groupes de stoner italiens, notamment dans les grandes heures du début du XXIème siècle. On pense à Colt 38, à OJM bien sûr, à l’époque où cette scène était foisonnante, fraîche et excitante. Ben nous y revoilà ! Car cet album d’El Thule, sans rien inventer, reprend à son compte tout ce qui s’est fait de mieux dans le stoner old school, en y injectant cet esprit frondeur du stoner italien qui nous réchauffait tant les cages à miel. Du tout bon !

En dégainant son titre le plus catchy en intro (« Pulsar »), le groupe tente un pari audacieux qui consiste à maintenir l’attention (la tension ?) de l’auditeur sur la durée de l’album. En pariant sur des compos variées, le groupe y parvient sans trop de difficultés : dès le bourrin « Nova muscae » ou le musclé « Sedna », El Thule rappelle qu’ils ne sont pas qu’un groupe de psyche rock juste bons à écouter en planant ; une sérieuse dose de bois est envoyée. Pour autant, le trio n’est pas ennemi du mid tempo, et les très heavy « Quaoar » ou « Deimos » sont là pour le prouver. Au final, 13 titres qui ne laissent pas leur part de groove, qui devraient contenter n’importe quel authentique fan de stoner « classique » : de celui qui sent le sable chaud, qui chérit le riff tout puissant… Un disque rafraîchissant.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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