Goliath – Goliath

Label : Go Down Records (2012)
Chroniqué par Laurent

Goliath - Goliath

Le concept de Goliath a tout pour nous plaire : une sorte de super-groupe de musiciens de la scène stoner-space-psyche rock italienne, à l’initiative de Marco Bortoletto, batteur de groupes comme Maya Montains ou Tundra. 25 bonhommes donc se partagent les « featurings » sur les 11 pistes de ce CD, enregistrées au fil des deux dernières années. On se frotte les mains en imaginant les jams psychédéliques les plus déjantées, les plans aériens et les compos épiques générées par ces tarés du fuzz…
Sauf que bof, quoi. Ben ouais, là où une poignée de super musicos peuvent accoucher des Desert Sessions avec quelques morceaux mythiques (et quelques déchets, ça fait partie du deal…), là on a l’impression que derrière l’artifice conceptuel, la sauce ne prend pas. Il n’y a aucun lien entre les morceaux, et du coup, faute de ligne directrice et d’homogénéité stylistique, on cherche désespérément une ambiance « fil rouge », un état d’esprit… Ben là aussi, chou blanc, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pire, on ne sent pas le fun, tout ça est trop sérieux.

Il y a des morceaux intéressants toutefois : « Driving Directions » et son riff que l’on croirait absurdement pompé sur le « Wallet Chain » de Devin Townsend / Punky Bruster, l’instru « D.B.S. » fort bien gaulé… Mais l’atmosphère qui se crée retombe comme un mauvais soufflet (voir « Smoky Boondocks » qui enchaîne après « D.B.S. » sur une sorte de gros heavy punk au chant beuglé qui se voit sludge mais n’en a pas la texture, ou « Dontlistendontsee » du même tonneau en pire, vodifération sludgesque stérile).
Si l’on est heureux qu’un label comme Go Down existe et assume pleinement sa vocation de soutien à l’excellente scène stoner italienne, on ne peut pas encenser cette galette moyenne. Il faut dire que l’on espérait mieux de ce projet ambitieux et sexy, sur le papier. La déception est à la hauteur de l’attente, je pense. Ne noyons pas non plus le bébé avec l’eau du bain, il y a de la bonne came sur ces 50 minutes, mais qui ne suffit pas à ramener le niveau global à la hauteur des meilleures prods de ce label.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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