Hermano – …Into The Exam Room

Label : Suburban Records (2007)
Chroniqué par Laurent

Hermano - ...Into The Exam Room

Troisième galette pour Hermano, pas la moins attendue. Pas la plus mauvaise non plus. Inutile de vous faire languir, si vous avez apprécié « Dare I Say », vous aimerez  » Into The Exam room ». En revanche, si vous espériez un retour en grâce vers la période de « Only A Suggestion », pas la peine de rêver.

L’album commence donc par un brûlot que beaucoup connaissent déjà via la page myspace du groupe, « Kentucky » : pas vraiment « neo metal », ce titre au riff sec bastonne quand même pas mal. « Exam room », qui suit, ressemble juste à un exercice de style, original et pas forcément raté, et il reste en mémoire après seulement 2 à 3 écoutes.
On croisera à partir de là trois types de compos sur cet album :
– les morceaux plus lents, proches des power balads (de l’acoustique au très électrique), sur lesquelles Garcia pose ses lignes de chant suaves et chaudes : superbement gaulées, bien jouées, au final, on préfère quand même les morceaux avec plus de pêche (« Dark Horse II », « Out of key », « Hard working wall »)
– les mid tempos rageurs : le groupe sait qu’il excelle tout simplement sur cet exercice. Les riffs sont acides; les rythmes lancinants (voir l’impeccable « Left Side Bleeding »), les arrangements nickels. Vraiment, Hermano n’a rien à prouver sur ce terrain, ils maîtrisent ces compos à la perfection : riffs, breaks, soli, chœurs, tout est impeccable. (« Don’t call your mama », « Adoption boy »)
– les morceaux plus pêchus, giclées metal bien fournies, dernières cartouches dont Hermano a gardé la marque de fabrique. Même si cette dernière catégorie, la plus jouissive aussi, ne représente pas la majorité des titres de l’album, loin s’en faut, des morceaux comme « Our desert home » dépotent quelque chose de bien. Que le « revenant » Mike Callahan soit à l’origine du riff « support » de ce dernier titre ne surprendra pas ceux qui, comme moi, voient en ce jeune guitariste discret l’un des plus grands maîtres riffeurs metal de la nouvelle génération.

Au final, on regrettera dans cet album la trop forte proportion de tempos intermédiaires, qui rendront notamment le « ventre » de cet album (les morceaux du milieu) un peu mou. En revanche, les amateurs de mélodies, de compos hard rock aux petits oignons, y trouveront plus que leur compte !
Quid des amateurs de stoner ? Ne nous leurrons pas, ce n’est pas parce que Garcia a fait partie de Kyuss qu’il porte le « sceau sacré » sur tout ce qu’il a touché depuis : Hermano n’est pas un groupe de stoner, et ils le confirment avec cet album.
Concernant l’évolution du groupe, il faut aussi se faire une raison : tandis qu’en 1997/1998 Hermano représentait le projet le plus bandant de la planète, il est devenu avec ses deux derniers albums un groupe, avec des musiciens dédiés : plus professionnel, plus carré, on gagne en confiance en soi des musiciens (plus mûrs aussi) ce que l’on y a perdu en rage et en « urgence ». Ce n’est ni une perte, ni une évolution « naturelle », simplement un constat sur un autre contexte musical, qu’il faut accepter. Tant qu’ils font toujours des albums bien foutus.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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