Iota – Tales

Label : Small Stone Records (2008)
Chroniqué par Laurent

Iota - Tales

Cet obscur trio ricain propose avec ce « Tales » sorti des fagots leur premier EP, alors que le groupe joue ensemble depuis plus de 6 ans : 6 ans passés à faire trembler les murs des caves, arpenter le moindre bout de scène disponible, et échanger quelques démos enthousiasmantes. Leur arrivée chez Small Stone, le label des « protégés » du stoner US, s’avère providentiel.

« Tales » est un album que tout fan de bon stoner saura apprécier : space rock über-plombé, la musique de ces trois roublards saura contenter l’amateur de murs du son. Basse ronflante et rondouillarde en fond, batterie soft, sobre mais bien groovy, le boulevard est dégagé pour laisser la place au 38 tonnes à 5 cordes : les riffs sont lourds, patauds, et les soli viennent compléter le paysage. Le tout constitue la charpente d’un édifice de compos parfaitement ciselées : en se donnant le temps de bien faire (5 titres en presque une heure, faites le calcul…), Iota s’aménage le temps nécessaire à engrammer la moindre note de basse, à lanciner gentiment le cervelet à coups d’impros spacy… pour mieux nous prendre par surprise par un riff de gratte traître, et s’élever vers un amoncellement de grattes aérien (voir les dernières minutes 100% instru de « The Sleeping Heathen » ou la quasi-entièreté de « Dimensionnal orbiter » et ses 23 minutes de trip intégral).

Le crédo de Iota est le stoner très traditionnel. Sous influences, inévitablement. Rien de choquant, on ne frôle jamais trop dangereusement l’écueil du plagiat. Mais la réussite est là : les musiciens transpirent le bonheur sans jamais rentrer dans l’épate, ils sont taillés pour l’impro, des machines à concert et à plaisir. Iota n’apporte pas de pierre fondamentale au stoner rock du XXIème siècle, mais il représente une pièce flamboyante, fière et jouissive. Beaucoup de plaisir de jouer + beaucoup de talent = beaucoup de joie auditive.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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