Kalamata – You

Label : ()
Chroniqué par Ain’t One

cover

Kalamata, port grec, lieu d’échange et de partage, évoque les splendeurs des cités mythiques de l’Iliade. Ses oliveraies à perte de vue nous bouleversent et son nom résonne comme une invitation au voyage. De voyage il en est question avec ce trio allemand qui derrière ce nom, pratique un stoner instrumental de première facture.

Périlleux exercice que la musique instrumentale, savoir évoquer sans lasser. Les allemands ont opté pour une formule empreinte de psychédélisme, invoquant les naïades des groupes pionniers des 70’s. Mais le trio ne se contente pas de suivre un courant et mène leur navire au travers d’eaux plus saturés. Voguant parmi les flots stoner pour une bonne raison : des riffs velus parcourent l’ensemble de l’album au gré des vents provoqués par la ronde basse et des marées de mélodies psycho-tropiques.

Si, sur les 7 titres que présente ce « You », les idées ne fleurent pas l’originalité et ne renouvellent aucunement la navigation moderne, l’odyssée n’en ai pas moins agréable et un charme certain se dégage de l’ensemble. D’abord par le mixage très en avant de la basse qui, à la barre, pilote l’embarcation poussée par les guitares qui se jouent d’arpèges incantatoires tout en sachant tempêter de gras riffs, grattant aux écoutilles du doom. Ensuite par les émotions que provoquent le groupe, également par les titres de leurs morceaux formant bout à bout une phrase empreinte de bienveillance : « You » « Have » « To » « Die » « Soon » « Mother » « Fucker ».

Ce premier album sorti en 2014 suite à une tournée dévoile tous les atouts de cohérence et de maîtrise du groupe. Les morceaux les plus longs offrent un vrai développement même si on souhaiterait souvent avoir le souffle coupé par plus de folie ou d’initiative. Deux titres plus courts en fin de galette dévoilent un autre aspect du trio, plus direct, plus franc. Toujours sous les embruns des pontes du genre, l’efficacité de ces titres nous laisse entrevoir l’arsenal à disposition de Kalamata ; et espérer qu’en intégrant cette énergie plus opportunément, l’identité du groupe n’en serait que plus affirmée. Du potentiel à revendre, à suivre de près.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook