Le Scimmie – Adriatic Desert

Label : Frekete! Records (2023)
Chroniqué par Laurent

Il est fort probable que peu de monde connaisse Le Scimmie : le groupe est en fait l’incarnation musicale portée par Angelo Mirolli, musicien italien inspiré et passionné, qui depuis 16 ans environ, se fait épauler d’autres zicos pour proposer quelques compos sur trace vinyle. Ce dernier album, leur troisième, est issu d’un travail en mode duo, tandis que le précédent l’était sous forme de trio. Encore une fois sur un label méga-confidentiel (2 ou 3 sorties depuis son existence…), il est prévisible que Le Scimmie ne bénéficiera pas d’une forte couverture média – raison de plus de se pencher sur ce groupe méritant mais trop discret.

Le groupe se place dans un registre qui, inévitablement, rappelle les référentiels Karma To Burn. Il faut dire qu’en proposant du stoner rock riffu en mode instrumental, forcément on se place dans l’aspiration du trio américain. Mais là où de nombreux groupes avant eux se sont ramassés dans cet exercice ô combien casse-gueule, Le Scimmie surnage gentiment, pour une raison essentiellement : ze riffs ! Il y en a de vraiment bons ici, à l’image du morceau-titre « Adriatic Desert », du très fat et bien-nommé « Mammatus » (quel son de gratte !), de « Hysteria »… ça déboule dans tous les sens.

Quant à la prod, elle est rudimentaire (on n’est pas dans le gros budget studio) mais efficace – même si certains détails peuvent un peu chiffonner l’oreille (ce son de guitare chelou sur le break avant le refrain de « Acid Lime », cette saturation un peu trop poussée parfois sur la gratte de « Mammatus »…).

Globalement le disque est très plaisant, plein du charme et de l’énergie d’un (pas si) jeune groupe fougueux. Les compos s’avèrent très accrocheuses (ce qui n’est que rarement le cas chez les moins inspirés ersatz de KTB), ça pulse, c’est varié… Du bon gros stoner de façonneur italien, efficace, honnête et inspiré. Sans casser trois pattes à un canard, le (presque) one-man band propose une galette attachante et plaisante.

 




Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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