Los Natas – Nuevo Orden De La Libertad

Label : Small Stone Records (2009)
Chroniqué par Laurent

Los Natas - Nuevo Orden De La Libertad

Il y a quelque chose de rassurant à écouter un disque de Los Natas. Contre vents et marées, contre influences et tendances musicales, Los Natas suit sa voie, évolue tranquillement, et s’enfonce dans son sentier de stoner traditionnel fuzzé, sans demander son avis à personne. Plaire, faire de la musique pour le plus grand monde, ils s’en foutent comme du dernier groupe d’emo-core en couverture de tous les mags de rock. Par exemple, pourquoi essayer de rendre ses paroles compréhensibles par le plus grand monde ? Autant chanter direct en espagnol, on va pas s’emmerder. Pareil pour l’enregistrement : on pourrait mandater un producteur « hype », mettre des harmonicas et de l’écho ici ou là, mais finalement, on va juste brancher nos instruments et enregistrer chez nous, en Argentine, avec notre pote producteur argentin (et non, pas de Billy Anderson à l’horizon). On met tout dans les compos chez Los Natas, on enregistre à l’instinct, pour mieux servir l’urgence des compos.

Et le trio s’y entend dès que l’on parle de compos : probablement l’un de leurs albums les plus efficaces et structurés, « Nuevo Orden… » propose 10 titres massifs, différents, soignés et finement exécutés (si tant est que « finement » puisse être employé pour définir un son de gratte aussi glaireux…). Les écoutes successives de cet album gravent les mélodies bien profond dans les cerveaux, si bien que l’on se prend à chantonner les morceaux (en « yaourt » espagnol, s’il vous plaît !) en hochant la tête, habités que l’on est… Une atmosphère quasi mystique émane de ces compos. Même les instrus, envoutants, acoustiques, pas trop longs, sont agréables et s’immiscent parfaitement pour mieux lier ces chansons entre elles (voir le majestueux « Dos horses », au piano et guitare sèche, qui clôt l’album).

Comme d’hab, cet album devrait trouver sa place dans la discothèque de l’amateur de stoner « traditionnel » de tout poil, pour peu qu’il aime passer ses tympans dans une onctueuse rape à fromage et se faire ratatiner le cervelet sans trop comprendre ce qui se passe. Un disque pour nous autres, quoi.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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