MaidaVale – Tales of the wicked West

Label : The Sign Records (2016)
Chroniqué par Flaux

De fraîcheur, il en est question avec le premier album des Suédoises de MaidaVale. Le quatuor, créé en 2012, évolue dans un blues-rock typique de la fin des sixties, début seventies. Les mises en place, les riffs, les plans rythmiques, tout concours ici à rendre hommage à la période, le tout protégé par l’ombre bienveillante d’un paternel Zeppelin.

Rien de bien original sur la totalité de la galette « Tales of the wicked West » en ce sens qu’on n’est jamais surpris par une idée ou dérouté par une prise de risque. Mais l’ensemble passe crème sur la durée et l’on se surprend même à le ré-écouter comme ça, par plaisir. Fou non ?

Et si la production possède ce ptit goût de « reviens-y » c’est par la grâce de ses accointances avec le psychédélisme et le particularisme de sa chanteuse. Psychédélisme car, quand les guitares abandonnent crunch et fuzz pour plus de délay et d’espace, les compos prennent de l’ampleur et sortent un peu du canevas classique dans lequel elles sont gravées. On appréciera tout particulièrement l’exercice totalement instrumental qui clôture l’album « Heaven and Earth ». Un mantra de 10min arpégé autour duquel gravite un véritable propos mélancolique, bien plus personnel que le reste des titres.

Le deuxième avantage qui extirpe MaidaVale de la masse, c’est sa chanteuse. Plutôt que de singer, à l’instar de nombre de ses collègues, les figures tutélaires du genre (Janis Joplin en tête bien sûr), la frontwoman raconte, narre ses histoires avec une vraie identité vocale où la puissance n’est pas la qualité première, où l’expressivité mène la danse. La sincérité de ce chant clair est de fait, le véritable fil conducteur de l’album et le pourquoi de notre attachement à ce combo.

Un premier album sympathique pour les suédoises, frais et agréable à l’écoute. Il faudra tout de même creuser un peu plus l’identité et les particularités à l’avenir pour que le quatuor puisse nous tenir en haleine musicalement mais ne boudons pas notre plaisir et ré-écoutons donc ce « Tales of the wicked West ».



Note de Desert-Rock :
   (6.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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