Mammoth Mammoth – Volume IV : Hammered Again

Label : Napalm Records (2015)
Chroniqué par Stonerpope

MammothMammoth_VolumeIV
Tout comme Super Résistant, l’icône du cinéma français, les Mammoth Mammoth n’ont qu’un seul mot d’ordre : pas de chis-chis !

Vous l’aurez compris donc, pas de long jams sessions improvisées sous des volutes d’herbe qui fait rire, ni d’élans psychédéliques instrumentaux endimanchés dans un patte d’éph moule-burnes et entourés d’elfes magiques ou autres farfadets. Que nenni donc, car Mammoth Mammoth est au stoner ce que Mötorhead ou AC/DC sont au rock n’roll : les chantres d’une musique faîte pour les hommes, les vrais, les tatoués et sévèrement burnés, par des hommes, des vrais, des tatoués et des sévèrement burnés.

Dès l’ouverture, le ton est donné avec l’hymne « Life’s a Bitch » où nos australiens se rappellent à leurs ancêtres de la perfide Albion et nous emmènent joyeusement dans l’ambiance d’un pub irlandais enfumé où The Real Mackenzies seraient en train de se produire. Direct et efficace, tout comme le refrain « Life’s a bitch and then you die » qui résume parfaitement la philosophie du combo et de ce « Volume IV : Hammered again ».

On part de très haut donc, telle la plus méchante des montagnes russes, pour redescendre abruptement avant le soubresaut de « Fuel Injected », tuerie rock’n’roll dédiée aux amateurs des « vestes à patchs » et autres porte-clés décapsuleurs. L’ambiance monte donc, retombe, puis remonte à moitié au gré des 10 titres de cet album inégal. Car à côté des pépites taillées pour la scène que sont le lourd comme une enclume et lent comme une tortue « Promised Land », ou bien l’excellent et punk « Sick (of being sick) », on trouve quelques morceaux un brin faiblards (« Black Dog », « Reign Supreme »).

Fraîchement signés chez Napalm Records, Mammoth Mammoth est donc loin d’accoucher de l’album du siècle (ou de l’année). En revanche les australiens nous ont pondu une bien sympathique galette qui fait le job et servira allégrement de bande son quand il s’agira de griller une bonne grosse côte à l’os au BBQ tout en buvant des bières avec vos potes.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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