Masters Of Reality – Deep In The Hole

Label : Brownhouse Recording (2001)
Chroniqué par Laurent

Masters Of Reality - Deep In The Hole

Me voilà confronté à un dilemme cornélien : comment inciter des gens à se procurer un album qui ne ressemble certainement à rien de ceux qu’ils ont jamais écouté auparavant ? Oui, car cet album est exceptionnel, alors à quoi le comparer ? Comment le décrire ? La filiation avec les Queens Of The Stone Age (enfin, parenté plutôt, vu que MOR existait bien avant QOTSA) peut paraître évidente pour certains, elle ne l’est pas forcément musicalement. Les réminiscences Queensiennes, si elles existent, sont à mettre au crédit d’une variété musicale, de ton, de son, de genres abordés au cours de l’album, mais c’est maigre. On pourrait aussi parler de la ‘clique du désert’, un groupe de musiciens qui semblent passer leur temps à jouer les uns pour les autres (trop longs à lister, mais les Queens y sont en bonne place). Mais bon, au final on tourne en rond, car il est vain de tenter de comparer le bébé de Chris Goss avec qui que ce soit. Le colossal leader de MOR n’a jamais été un suiveur, au contraire, et il impose sa musique à grands coups de mélodies suintantes de bonheur, de sons savamment calculés mais empreints de feelings (énorme travail sur les guitares), le tout servi par des nappes vocales qui surprennent toujours par leur feeling et leur subtilité, surtout quand on voit la carrure ‘physique’ du bonhomme. Les compos défilent donc sans répit, sans faiblesse non plus, il y en a pour tout le monde, tous les genres, mais sans jamais ennuyer : tour à tour remplies d’émotion (‘Counting horses’, ou l’entêtant ‘Roof of the shed’ co-écrite avec Josh de QOTSA), de puissance parfois (‘A wish for a fish’, ‘Shotgun son’, qui mérite à elle seule l’achat de l’album), ou complètement décalées mais toujours jouissives (‘High noon Amsterdam’). Il est plus que temps que le grand public se réveille et reconnaisse au grand jour le talent de ce géant de la musique qu’est Chris Goss. Universel, tout simplement.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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