Mountain Tamer – Psychosis Ritual

Label : Heavy Psych Sounds (2020)
Chroniqué par Laurent

 

On avait bien kiffé jusqu’ici les productions du trio californien Mountain Tamer. Ils ont changé de crèmerie depuis Godfortune // Dark Matters (passés chez les italiens de Heavy Psych Sounds), mais n’ont pas changé d’inspiration musicale ! Impossibles à faire rentrer dans une case, aussi large soit-elle, les américains continuent sur ce bien nommé Psychosis Ritual leurs pérégrinations psychédéliques énervées et barrées.

On plonge en effet dans ce disque comme on saute dans le vide sans voir ce qui se trouve au fond. Les premières minutes avec le morceau-titre nous accompagnent sur des terrains plutôt confortables et prévisibles, sur des plans psych chargés en réverb et pédales wah-wah, où survolent ici ou là les lignes vocales de Andrew Hall. Montées en tension et séquences plus planantes s’enchaînent de manière efficace. Le psych de ces messieurs est mature, clairement – on pourrait kiffer jusqu’à la fin de la rondelle qu’on s’en plaindrait pas. Sauf qu’on se fait cueillir par le riff bien gras et énervé de « Warlock » et sa succession de plans doom hybridés avec des séquences psyche presque hypnotiques… Un peu plus loin c’est « Scortched Earth » qui nous fait grincer des dents de plaisir (!) avec ce gros riff nous rappelant un bon vieux Melvins à la sauce heavy stoner. Bref, on est en équilibre précaire tout du long, ne sachant jamais vraiment à quoi s’attendre…

Psychosis Ritual est encore une fois un bel exercice de psych rock original, qui à la fois maîtrise les codes à la perfection (superbe « Chained » et ses touches orientales) et en même temps se permet d’explorer des contrées musicales complémentaires. On sort de cette grosse demi-heure un peu tourne-boulé : ça défile très vite, et ça part dans tous les sens. L’album est tellement court et manque de repères qu’il est difficile d’y rentrer pleinement dedans en première approche. C’est au prix d’un peu d’abnégation qu’on parvient à cerner son potentiel et l’apprécier à sa juste valeur. Reste qu’on aurait apprécié une paire de morceau supplémentaires, sept morceaux, ça fait un peu léger.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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