Orquesta Del Desierto – Orquesta Del Desierto

Label : Meteorcity (2002)
Chroniqué par Laurent

Orquesta Del Desierto - Orquesta Del Desierto

Le moins que l’on puisse dire c’est que rien ne nous préparait à ça. Dès les premiers accords il est clair que ce que l’on va entendre n’a rien à voir avec les groupes des membres impliqués dans ce projet (en vrac, Fatso Jetson, Ché, Goatsnake, Kyuss). Parce que si Orquesta Del Desierto, sur le papier, a de faux airs de ‘all-star band’ du stoner rock, concrètement c’est une autre paire de manches. Dès le début, ‘Shadow Stealing’ donne le ton : une intro de batterie signée Alfredo Hernandez (du grand art) teintée de quelques percus bien senties, puis un riff étrange, une sorte de petit lick de guitare entêtant qui porte le morceau de bout en bout, soutenu de quelques guitares acoustiques du plus bel effet (littéralement), juste avant que Pete Stahl – l’un des plus grands vocalistes de sa génération – ne fasse montre de son timbre chaleureux et puissant. Puis, toujours sur le même rythme endiablé, s’enchaînent breaks bien sentis, solo de guitare électrique cristallin et limpide, solo de la section cuivres (!!), etc… Et de bout en bout, c’est ça : du jamais entendu, du ‘vrai’ inédit (pas de celui qu’on vous vend comme révolutionnaire tous les deux mois), du bon, du très bon. Et le tout fleure bon le sable chaud ; l’ambiance monte à la tête très vite, et l’on est vite enivré, submergé par l’émotion pure. Parce qu’oui, à coté il y a les très beaux ‘Waiting For That Star To Fall’ ou ‘Alicia’s Song’. Mais ils côtoient les joyeux (festifs !) ‘Make Fun’ ou ‘Scorned Liver’, sans parler de quelques OVNIs, tel ‘Smooth Slim’ et son riff de guitare étrange et obsédant. Et on se laisse baigner par ces nappes de guitares acoustiques, titiller les sens par ces percussions et ces cuivres, et bercer par cette voix tour à tour chaleureuse, enjouée ou émouvante. Non seulement vous n’avez JAMAIS entendu quelque chose ressemblant à cette musique, mais en plus c’est superbe. Un chef-d’œuvre intemporel en quelque sorte.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook